Lorsque je t'ai rencontré, je ne croyais plus au bonheur.... J'étais persuadée, à cette époque, qu'il ne croiserait jamais ma route puisque je ne l'avais jamais connu. Je parle ici d'un bonheur très spécial : celui d'un homme et d'une femme !
Il est évident que le bonheur de la vie, je le croque à pleine dents : voir s'épanouir ma fille, profiter de Samuel (mon premier petit-fils), écouter ma musique...... mais, l'amour, moi je n'y croyais pas du tout. Le bonheur il est impalpable, volatile et peut disparaitre à tout moment. Alors, j'avais peur de le perdre avant de le recevoir. Mais tu as eu les paroles et la patience de me redonner confiance en moi et en...... l'homme.
Pourtant, nous nous sommes connus à une période de ma vie assez délicate : j'étais en train de perdre mon travail dans l'entreprise familiale à cause de ma santé, ma fille décidait de vivre sa propre vie. Je ne t'ai rien caché et tu t'es obstiné vers ma direction....
Aujourd'hui, le bonheur, je le vois encore impalpable, volatile et toujours par monts et par vaux. Entre Fieuzal, Merlet et la chasse nous avons peu de moments à partager...Cependant, les quelques minutes que nous grapillons m'apportent une sérénité que je n'avais jamais connue. Je n'ai plus peur du bonheur puisqu'il est à ton image.
DIS, JOËL
dis, le bonheur, l'as-tu rencontré
dis, quelle couleur il a ?
dis, y as-tu déjà goûté
Moi, je ne le connais pas
si pour toi mes yeux verts
sont emplis de mystère
c'est qu'ils ont tant pleuré
de ne savoir aimer
a-t-il la couleur de la mer
et la force de l'ouragan
impétueux et fier
jamais ne se calmant
dis, le bonheur, l'as-tu croisé
au hasard de la rue
crois-tu qu'on puisse s'attacher
à un presque inconnu
si pour toi mes yeux verts
sont emplis de mystère
c'est qu'ils refusent l'aventure
pour boire une eau plus pure
a-t-il la couleur du soleil
a-t-il aussi son éclat
si brillant et vermeil
qu'on ne le voit pas
dis, le bonheur, dis-moi Joël
dois-je prendre des lecons
pour enfin trouver l'étincelle
qui me guiderait vers sa maison
Marie
12/02/2004
TEMPETE
entendre souffler le vent
qui s'engouffre dans ma tête
impétueux et violent
lorsque je reçois tes lettres
j'ai ce désir nouveau
d'aller un peu plus loin
te revoir serait trop tôt
mais je le voudrais bien
entendre hurler le vent
qui me frappe et s'entête
à me faire penser à Léognan
quand "tout" n'est que peut-être
entendre chanter le vent
qui murmure des mots
et lui souffler doucement
que nous sommes idiots
j'ai ce désir violent
de ne plus me tromper
être plus forte que ce vent
qui me ferait t'aimer
Marie
2004
ESPOIR
si je pouvais savoir
s'il pouvait me dire
si je pouvais le revoir
s'il cessait de m'écrire
tant de sentiments explosent
lorsque je pense à lui
et mes joues sont roses
lorsque je pense à lui
le revoir pour deviner
que le bonheur n'est pas loin
qu'il suffit, je le sais
d'un autre lendemain
si je pouvais savoir
avec mes quarante deux ans
je ne me comporterais pas ce soir
comme une gosse de quinze ans
Marie
2004
ATTENTE
de dérapages en bavures
de grisaille en ciel noir
je crois que mes mésaventures
sont le signe de mon espoir
souvent bien bas je tombe
et mon moral affiche zéro
mais je remonte telle une bombe
et respire fort à nouveau
malgré la route immense
que je traverse en solitaire
malgré les embûches qui dansent
entre le goudron et les pierres
malgré la pluie et le vent
qui me déportent sans trêve
malgré la tempête et l'ouragan
je marche vers mes rêves
de déceptions en déconfitures
l'arc-en-ciel n'est pas loin
ma vie est faite d'aventures
de projets et de lendemains
mais quelle est longue cette route
où personne n'a osé s'engager
faudra-t-il que je marche, sans doute
bien des années, avant de m'arrêter
je préfèrerais prendre un chemin
avec celui qui guiderait mes pas
m'évitant, en serrant fort ma main
les écueils que je ne vois pas
Marie
2004
MERCREDI 3 MARS
c'est la voix de mon mercredi
celle qui chante à mes oreilles
et que j'écoute, ravie
même dans mon sommeil
il a une voix chaleureuse
oh ! je ne saurais vous dire
une voix qui rend heureuse
et donne envie de sourire
il a des mots touchant
ma tendresse d'opaline
et mon coeur, c'est embêtant
tape plus fort dans ma poitrine
c'est la voix de mon mercredi
qui viendra me rejoindre un soir
alors, je vous en prie
je ne veux pas être en retard
c'est la voix de mon mercredi
je ne le connais presque pas
mais il colore ma vie
d'une timide joie.
Marie
PEUR
et je suis comme
une écorchée vive
regardant l'homme
sur l'autre rive
pourquoi tant de blessures
gratuites et malhonnêtes
de toutes ces meurtrissures
vois-tu je m'inquiète
et tu arrives soudain
tranquillement vers moi
et tu me tends la main
par des mots justes et droits
le passé est passé
il faut toujours avancer
mais avant pardonner
et je ne l'ai pas fait
et je suis comme
une écorchée vive
regardant l'homme
sur l'autre rive
moi je voudrais donner
mon âme une seule fois
mais je n'ai pas trouvé
le mode d'emploi
et tu arrives enfin
au carrefour de ma vie
suis-je sur un chemin
plus heureux aujourd'hui ?
mais il faut souvent taire
des sentiments si beaux
quand on ne croyait guère
les voir fleurir à nouveau
et je suis comme
une écorchée vive
je regarde l'homme
s'approcher de ma rive
Marie
26/02/2004
SONGE
laissez-moi regarder les étoiles
la nuit, quand la lune est si claire
et que, doucement mes yeux se voilent
en murmurant des prières
laissez-moi regarder les étoiles
laissez-moi admirer ces images
que je puisse sur cette toile
immortaliser son visage
je ne le connais presque pas
et je l'ai si peu vu
il guide par sa voix
mon espoir inconnu
laissez-moi regarder les étoiles
la nuit, quand la lune s'éclaire
et dans ce ciel sans voile
souvenez-vous de mes prières
je l'ai placé en haut
d'un astre qui m'ensorcelle
c'est mon dernier cadeau
il s'appelle Joël.
Marie
04/03/2004
PATIENCE
ai-je le droit de croire encore
à l'annonce d'un nouveau bonheur
un changement de décor
dans mon coeur qui bat avec peur
ai-je ce droit de renoncer
à la ligne que je m'étais fixée
une dernière fois m'abandonner
au verbe aimer
ne me condamnes pas
et sans te presser
apprends-moi
à me libérer
ai-je le droit de dessiner
sur mes joues, les reliefs d'un bonheur
que je voudrais murmurer
et apprendre par coeur
ai-je le droit de demander
à l'inconnu que tu es encore
de me prendre la main sans tarder
afin de me mener à ton port
ne me presses pas
deviens ce grand ami
ne me bouscules pas
nous avons toute la vie
Marie
2004
ABSENCE
il me disait des mots si doux
et pourtant, et pourtant
il a mis mon coeur à genoux
en repartant doucement
en souvenir de son passage
il m'a laissé quelque chose
il est passé tel un orage
m'offrant un bouquet de roses
il me disait des mots si beaux
auxquels je croyais sans y penser
et pour moi le monde était beau
plus rien ne pouvait m'arriver
en souvenir de son passage
il m'a laissé quelque chose
moi j'étais au bord du naufrage
accrochée à un bouquet de roses
en souvenir de son passage
la maison est devenue morose
je reste sur le bord du rivage
seule avec mon bouquet de roses.
Marie
(notre première dispute)
IL EST PARTI
je n'ai rien demandé
je n'ai rien dit non plus
parti sans se retourner
ne m'a pas reconnue
mais pourquoi donc pleurer
sur un amour naissant
je n'aurais pas dû rêver
fallait être plus prudent
il est parti trop vite
j'ai mal à en mourir
et mon bonheur me quitte
j'ai envie de mourir
des roses, il m'a donné
et une bouteille de vin
peut-être pour noyer
un peu plus mon chagrin
je n'ai rien demandé
je n'ai rien dit non plus
seuls mes yeux suppliaient
ils l'avaient reconnu...
marie
JE T'AIME
si je n'avais pas de coeur
je ne t'aimerais pas tant
et pourrais avec vigueur
vivre comme auparavant
je ne compterais pas les heures
qui me séparent de toi
mon être ne se tordrait pas de douleur
lorsque je n'entend pas ta voix
je ne frémirais pas de peur
pensant que tu peux abandonner
un espoir étonnant de bonheur
en cessant de me parler
si je n'avais pas de coeur
je ne dessinerais pas ton visage
sur les fresques de mon ardeur
aux couleurs de tous les mirages
je ne gémirais pas dans mon lit
croyant que tu te penches sur moi
m'offrant la saveur d'un interdit
que je vis seule et dans le froid
et je ne peindrais pas en noir
les sonneries de ce téléphone
qui ne donnent pas ce soir
la voix que j'affectionne
si je n'avais pas de coeur
je ne l'entendrais pas qui m'interpelle
et je pourrais tout en douceur
t'oublier un petit peu Joël.
Marie
SI TU SAVAIS
si tu savais le temps que j'ai attendu
avant d'ouvrir la porte de mes sentiments
pour croire que tu avais reconnu
ma tendresse et ses espoirs d'océan
Oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant
ne penses pas que je me sois endormie
tout comme elle, en attendant cent ans
un prince libérateur de la vie
je ne suis pas non plus Cendrillon
qui, d'un coup de baguette magique
troqua miraculeusement ses guenillons
pour un monde plus féerique
si tu savais tout ce temps que j'ai attendu
tout en marchant d'un pas vaillant
que tu me dises enfin des mots confus
que je répète bien trop souvent
oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant
aux lèvres roses, aux yeux si noirs
que le prince, ce n'est pas étonnant
termina en beauté leur histoire
je ne suis pas non plus Cendrillon
aux pieds fragiles et délicats
qui fit faire le tour des maisons
à un homme amoureux, je le crois
je suis celle qui attendra
quelques mois, quelques jours
sans attrait ni appat
son plus bel amour
si tu savais tout ce temps que j'ai attendu
dans les tempêtes, les orages et les accalmies
celui que, depuis quelques temps, j'ai reconnu
comme étant le dernier dans ma vie.
Marie
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