les poesies de Marie
bienvenue dans mon monde...
j'espère que vous ferez un bon séjour
bienvenue dans mon monde...
j'espère que vous ferez un bon séjour
Lorsque je t'ai rencontré, je ne croyais plus au bonheur.... J'étais persuadée, à cette époque, qu'il ne croiserait jamais ma route puisque je ne l'avais jamais connu. Je parle ici d'un bonheur très spécial : celui d'un homme et d'une femme !
Il est évident que le bonheur de la vie, je le croque à pleine dents : voir s'épanouir ma fille, profiter de Samuel (mon premier petit-fils), écouter ma musique...... mais, l'amour, moi je n'y croyais pas du tout. Le bonheur il est impalpable, volatile et peut disparaitre à tout moment. Alors, j'avais peur de le perdre avant de le recevoir. Mais tu as eu les paroles et la patience de me redonner confiance en moi et en...... l'homme.
Pourtant, nous nous sommes connus à une période de ma vie assez délicate : j'étais en train de perdre mon travail dans l'entreprise familiale à cause de ma santé, ma fille décidait de vivre sa propre vie. Je ne t'ai rien caché et tu t'es obstiné vers ma direction....
Aujourd'hui, le bonheur, je le vois encore impalpable, volatile et toujours par monts et par vaux. Entre Fieuzal, Merlet et la chasse nous avons peu de moments à partager...Cependant, les quelques minutes que nous grapillons m'apportent une sérénité que je n'avais jamais connue. Je n'ai plus peur du bonheur puisqu'il est à ton image.
DIS, JOËL
dis, le bonheur, l'as-tu rencontré
dis, quelle couleur il a ?
dis, y as-tu déjà goûté
Moi, je ne le connais pas
si pour toi mes yeux verts
sont emplis de mystère
c'est qu'ils ont tant pleuré
de ne savoir aimer
a-t-il la couleur de la mer
et la force de l'ouragan
impétueux et fier
jamais ne se calmant
dis, le bonheur, l'as-tu croisé
au hasard de la rue
crois-tu qu'on puisse s'attacher
à un presque inconnu
si pour toi mes yeux verts
sont emplis de mystère
c'est qu'ils refusent l'aventure
pour boire une eau plus pure
a-t-il la couleur du soleil
a-t-il aussi son éclat
si brillant et vermeil
qu'on ne le voit pas
dis, le bonheur, dis-moi Joël
dois-je prendre des lecons
pour enfin trouver l'étincelle
qui me guiderait vers sa maison
Marie
12/02/2004
TEMPETE
entendre souffler le vent
qui s'engouffre dans ma tête
impétueux et violent
lorsque je reçois tes lettres
j'ai ce désir nouveau
d'aller un peu plus loin
te revoir serait trop tôt
mais je le voudrais bien
entendre hurler le vent
qui me frappe et s'entête
à me faire penser à Léognan
quand "tout" n'est que peut-être
entendre chanter le vent
qui murmure des mots
et lui souffler doucement
que nous sommes idiots
j'ai ce désir violent
de ne plus me tromper
être plus forte que ce vent
qui me ferait t'aimer
Marie
2004
ESPOIR
si je pouvais savoir
s'il pouvait me dire
si je pouvais le revoir
s'il cessait de m'écrire
tant de sentiments explosent
lorsque je pense à lui
et mes joues sont roses
lorsque je pense à lui
le revoir pour deviner
que le bonheur n'est pas loin
qu'il suffit, je le sais
d'un autre lendemain
si je pouvais savoir
avec mes quarante deux ans
je ne me comporterais pas ce soir
comme une gosse de quinze ans
Marie
2004
ATTENTE
de dérapages en bavures
de grisaille en ciel noir
je crois que mes mésaventures
sont le signe de mon espoir
souvent bien bas je tombe
et mon moral affiche zéro
mais je remonte telle une bombe
et respire fort à nouveau
malgré la route immense
que je traverse en solitaire
malgré les embûches qui dansent
entre le goudron et les pierres
malgré la pluie et le vent
qui me déportent sans trêve
malgré la tempête et l'ouragan
je marche vers mes rêves
de déceptions en déconfitures
l'arc-en-ciel n'est pas loin
ma vie est faite d'aventures
de projets et de lendemains
mais quelle est longue cette route
où personne n'a osé s'engager
faudra-t-il que je marche, sans doute
bien des années, avant de m'arrêter
je préfèrerais prendre un chemin
avec celui qui guiderait mes pas
m'évitant, en serrant fort ma main
les écueils que je ne vois pas
Marie
2004
MERCREDI 3 MARS
c'est la voix de mon mercredi
celle qui chante à mes oreilles
et que j'écoute, ravie
même dans mon sommeil
il a une voix chaleureuse
oh ! je ne saurais vous dire
une voix qui rend heureuse
et donne envie de sourire
il a des mots touchant
ma tendresse d'opaline
et mon coeur, c'est embêtant
tape plus fort dans ma poitrine
c'est la voix de mon mercredi
qui viendra me rejoindre un soir
alors, je vous en prie
je ne veux pas être en retard
c'est la voix de mon mercredi
je ne le connais presque pas
mais il colore ma vie
d'une timide joie.
Marie
PEUR
et je suis comme
une écorchée vive
regardant l'homme
sur l'autre rive
pourquoi tant de blessures
gratuites et malhonnêtes
de toutes ces meurtrissures
vois-tu je m'inquiète
et tu arrives soudain
tranquillement vers moi
et tu me tends la main
par des mots justes et droits
le passé est passé
il faut toujours avancer
mais avant pardonner
et je ne l'ai pas fait
et je suis comme
une écorchée vive
regardant l'homme
sur l'autre rive
moi je voudrais donner
mon âme une seule fois
mais je n'ai pas trouvé
le mode d'emploi
et tu arrives enfin
au carrefour de ma vie
suis-je sur un chemin
plus heureux aujourd'hui ?
mais il faut souvent taire
des sentiments si beaux
quand on ne croyait guère
les voir fleurir à nouveau
et je suis comme
une écorchée vive
je regarde l'homme
s'approcher de ma rive
Marie
26/02/2004
SONGE
laissez-moi regarder les étoiles
la nuit, quand la lune est si claire
et que, doucement mes yeux se voilent
en murmurant des prières
laissez-moi regarder les étoiles
laissez-moi admirer ces images
que je puisse sur cette toile
immortaliser son visage
je ne le connais presque pas
et je l'ai si peu vu
il guide par sa voix
mon espoir inconnu
laissez-moi regarder les étoiles
la nuit, quand la lune s'éclaire
et dans ce ciel sans voile
souvenez-vous de mes prières
je l'ai placé en haut
d'un astre qui m'ensorcelle
c'est mon dernier cadeau
il s'appelle Joël.
Marie
04/03/2004
PATIENCE
ai-je le droit de croire encore
à l'annonce d'un nouveau bonheur
un changement de décor
dans mon coeur qui bat avec peur
ai-je ce droit de renoncer
à la ligne que je m'étais fixée
une dernière fois m'abandonner
au verbe aimer
ne me condamnes pas
et sans te presser
apprends-moi
à me libérer
ai-je le droit de dessiner
sur mes joues, les reliefs d'un bonheur
que je voudrais murmurer
et apprendre par coeur
ai-je le droit de demander
à l'inconnu que tu es encore
de me prendre la main sans tarder
afin de me mener à ton port
ne me presses pas
deviens ce grand ami
ne me bouscules pas
nous avons toute la vie
Marie
2004
ABSENCE
il me disait des mots si doux
et pourtant, et pourtant
il a mis mon coeur à genoux
en repartant doucement
en souvenir de son passage
il m'a laissé quelque chose
il est passé tel un orage
m'offrant un bouquet de roses
il me disait des mots si beaux
auxquels je croyais sans y penser
et pour moi le monde était beau
plus rien ne pouvait m'arriver
en souvenir de son passage
il m'a laissé quelque chose
moi j'étais au bord du naufrage
accrochée à un bouquet de roses
en souvenir de son passage
la maison est devenue morose
je reste sur le bord du rivage
seule avec mon bouquet de roses.
Marie
(notre première dispute)
IL EST PARTI
je n'ai rien demandé
je n'ai rien dit non plus
parti sans se retourner
ne m'a pas reconnue
mais pourquoi donc pleurer
sur un amour naissant
je n'aurais pas dû rêver
fallait être plus prudent
il est parti trop vite
j'ai mal à en mourir
et mon bonheur me quitte
j'ai envie de mourir
des roses, il m'a donné
et une bouteille de vin
peut-être pour noyer
un peu plus mon chagrin
je n'ai rien demandé
je n'ai rien dit non plus
seuls mes yeux suppliaient
ils l'avaient reconnu...
marie
JE T'AIME
si je n'avais pas de coeur
je ne t'aimerais pas tant
et pourrais avec vigueur
vivre comme auparavant
je ne compterais pas les heures
qui me séparent de toi
mon être ne se tordrait pas de douleur
lorsque je n'entend pas ta voix
je ne frémirais pas de peur
pensant que tu peux abandonner
un espoir étonnant de bonheur
en cessant de me parler
si je n'avais pas de coeur
je ne dessinerais pas ton visage
sur les fresques de mon ardeur
aux couleurs de tous les mirages
je ne gémirais pas dans mon lit
croyant que tu te penches sur moi
m'offrant la saveur d'un interdit
que je vis seule et dans le froid
et je ne peindrais pas en noir
les sonneries de ce téléphone
qui ne donnent pas ce soir
la voix que j'affectionne
si je n'avais pas de coeur
je ne l'entendrais pas qui m'interpelle
et je pourrais tout en douceur
t'oublier un petit peu Joël.
Marie
SI TU SAVAIS
si tu savais le temps que j'ai attendu
avant d'ouvrir la porte de mes sentiments
pour croire que tu avais reconnu
ma tendresse et ses espoirs d'océan
Oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant
ne penses pas que je me sois endormie
tout comme elle, en attendant cent ans
un prince libérateur de la vie
je ne suis pas non plus Cendrillon
qui, d'un coup de baguette magique
troqua miraculeusement ses guenillons
pour un monde plus féerique
si tu savais tout ce temps que j'ai attendu
tout en marchant d'un pas vaillant
que tu me dises enfin des mots confus
que je répète bien trop souvent
oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant
aux lèvres roses, aux yeux si noirs
que le prince, ce n'est pas étonnant
termina en beauté leur histoire
je ne suis pas non plus Cendrillon
aux pieds fragiles et délicats
qui fit faire le tour des maisons
à un homme amoureux, je le crois
je suis celle qui attendra
quelques mois, quelques jours
sans attrait ni appat
son plus bel amour
si tu savais tout ce temps que j'ai attendu
dans les tempêtes, les orages et les accalmies
celui que, depuis quelques temps, j'ai reconnu
comme étant le dernier dans ma vie.
Marie
RENOUVEAU
mon coeur te tait
les mots qu'il voudrait dire
car il a peur qu'après
il ne doive en souffrir
je te le dis, je te le jure
que je penserai à toi longtemps
commen une grande aventure
même si elle ne dure qu' un printemps
non, je ne dirai rien
pas un geste ni un mot
je croiserai ton chemin
sans être un fardeau
je suis femme tranquille
dans une vie sans gloire
même si je semble fragile
mon atout est l'espoir
mon coeur te tait
des mots qu'il voudrait crier
et si tu es discret
tu sauras me donner
pour une nuit ou quelques heures
un souffle de douceur et d'envie
un goût tendre de bonheur
qui me laisserait épanouie
trente-six ans aujourd'hui
et je recommence à zéro
sois le premier je t'en prie
la promesse d'un renouveau
Marie
29/12/1997
ANNIVERSAIRE
c'est toi qui appela
le dernier jour de l'année
mais je n'étais pas là
sortie pour une soirée
ce soir, j'ai composé
ton numéro en vain
parti vers ta soirée
calme et serein
Marie
31/12/1997
MINUIT
devant la table, j'écris
des mots rien que pour toi
tout en sachant interdit
de penser de cette façon-là
je ne connais de toi
qu'une barbe jolie
qui fut douce pour moi
surtout le samedi
retrouver ce temps-là
où j'étais près de toi
bien au chaud dans tes bras
enveloppée d'émoi
devant la table, j'écris
des mots idiots pour toi
je compose une poésie
que tu ne connaitras pas
il est minuit déjà !
trop seule à la maison
je pense à toi là-bas
comme un violent poison
Marie
31/12/1997
INCERTITUDE
je n'ose lui téléphoner
de quoi parlerions-nous
moi j'ai peur d'un rejet
qui ferait mal partout
le téléphone est là
silencieux et paisible
je ne le toucherai pas
espérant l'impossible
c'est à lui de choisir
s'il voudra me revoir
je ne peux le retenir
même si j'ai de l'espoir
oh ! soirée miraculeuse
où j'espérais très fort
je suis devenue gueuse
face à cet homme encore
j'aurais bien tout donné
dans cette voiture érotique
j'avais envie de partager
des instants très critiques
surtout ne pas parler avec le coeur
mais laisser se réjouir nos corps
nous emporter dans une ferveur
et souffler doucement : encore
je n'ose lui téléphoner
car je n'ai rien à lui dire
c'est à lui seul de décider
ce qu'il pourra m'offrir
Marie
02/01/1998
IMPREVU
qu'il est doux ce voyage
que je prépare en solitaire
et sans aucun bagage
pour revoir Jean-Pierre
dans ma vie programmée
comme un ordinateur
samedi, je reverrais
celui qui tient mon coeur
que ferons-nous là-bas
si loin de Saint-André
peut-être que dans ses bras
mon chagrin j'oublierai
j'ai vécu dans la peur
durant dix-sept années
aurai-je la douceur
d'être un peu apprivoisée
j'espère qu'il comprendra
ces quelques mots lancés
de ma peur, je n'ai pas
pu me débarrasser
quel est ce doux voyage
qui m'emporte déjà
vers un certain visage
que je n'oublie pas
Marie
06/01/1998
DUPERIE
pardonnes-moi Seigneur
d'avoir failli à mon devoir
il fallait que mon coeur
puisse enfin savoir
et j'ai brulé mes ailes
à son regard si fier
oui je suis l'infidèle
à qui l'on jette la pierre
pardonnes-moi Seigneur
ne jettes pas sur moi
un regard de rigueur
car je ne regrette pas
et j'ai brûlé l'amour
dans une chambre d'hotel
mon âme de velours
semble soudain si frêle
pardonnes-moi Seigneur
de pleurer sur moi-même
laisses hurler mon coeur
car encore je l'aime
Marie
11/01/1998
SENTENCE
je voulais savoir
si je ne l'aimais pas
et je suis là ce soir
à comprendre je crois
je voulais savoir...
les sept ans sont si loin
et je croyais pouvoir
juste croiser son chemin
les yeux bleus me poursuivent
et je me sens perdue
car je ne peux survivre
sans mon cher inconnu
la blessure est ouverte
mon coeur est en morceaux
j'ai terminé ma quête
en rentrant vers Bordeaux
Marie
11/01/1998
CE SONT DES MOTS
ce sont des mots que l'on dit
"non je ne t'aime pas"
ce sont des mots que l'on dit
mais on ne les pense pas
et moi j'avais inscrit
sur mon coeur balafré
que ce serait pour la vie
et même à tout jamais
"jamais plus je n'aimerai"
ce sont des mots que l'on dit
mais au piège d'une soirée
on peut souffrir d'amnésie
et lorsque la déchirure
est vraiment trop intense
on colmate la blessure
les yeux pleins de silence
Marie
13/01/1998
EXTASE
soleil reviens à la maison
réchauffer tous mes sens
fais-moi humer avec passion
ta riche et pure essence
donnes de ta noblesse
à la naïve que je suis
étires-toi sous mes caresses
en m'offrant tes envies
étends-toi sur le lit
abandonné, vaincu
car l'objet du délit
moi je l'ai reconnu
offres-moi tes saveurs
suaves et sucrées à la fois
je ferai sans pudeur
tout ce que tu voudras
soleil reviens chauffer mon lit
dans ton brasier de feu
je crois que tu as compris
le sens de mes aveux
Marie
27/07/1998
APPRENTISSAGE
merci monsieur le professeur
pour cette unique leçon
que j'ai apprise par coeur
et beaucoup de passion
mais il me faut recommencer
car cette leçon fut si jolie
que j'ai peur d'en oublier
ce que je n'ai point écrit
la leçon sur le corps humain
est bien étrange à mes yeux
car je ne sais combien
de fois je suis montée aux cieux
merci monsieur le professeur
pour cette nuit d'apprentissage
où j'ai eu un peu peur
de ne pas comprendre votre langage
votre leçon sur les cinq sens
a été surement bien comprise
et j'ai goûté à cette essence
avec ardeur et très surprise
l'ouïe est un des premiers sens
où vous m'avez entendue
gémir par votre présence
alors que je n'y croyais plus
et au contact de la vue
je me sentais sous vos yeux
la proie déjà vaincue
par le guerrier victorieux
la grande leçon du toucher
faut la meilleure de toutes
et sous les feux de vos baisers
mon corps se sentait en déroute
puis ce fut moi qui entrepris
de tester le goût et l'odorat
et je vous prie de croire que de ma vie
je n'oublierai pas ce moment-là
merci monsieur le professeur
de m'avoir donné goût à l'étude
je m'engage à retenir par coeur
d'autres leçons avec plénitude
Marie
27/08/1998
PUNITION
la punition que je me suis donnée
et de ne plus te voir jamais
même si mon amour
te réclame toujours
ne plus jamais
entendre ta voix au téléphone
et ne pas imaginer
tes paroles qui chantonnent
ne plus jamais
sentir mon coeur battre comme un fou
et ne plus penser
à un de nos futurs rendez-vous
ne plus jamais
faire la sage et devenir folle
lorsque tes pensées
disent le contraire de tes paroles
la punition que je me suis donnée
et de ne plus te voir jamais
même si mon amour pour toi
ne s'estompe pas.
Marie
221/01/1999
POUR TE REVOIR
retourner sur mes pas
revenir en arrière
croire de nouveau en toi
revivre mes chimères
sourire de nouveau
en entendant ta voix
et crier bien haut
que je n'aime que toi
refaire ce chemin
où je t'ai espéré
sans défaire les liens
qui à toi m'unissaient
je pense à toi
doucement
je pense à toi
vainement
Marie
25/08/1999
SOUVENANCE
il est resté au fond de mon coeur
bien au chaud dans un tiroir
il est ancré comme une lueur
que je peux, seule, revoir
c'est un bien grand secret
que je cache depuis des années
il venait quand je l'appelais
et dans ses bras j'oubliais
j'étais femme jusqu'au bout
jusqu'au bout de la nuit
et nous devenions vite fous
entre les draps de mon lit
il ne me reste, c'est ce qui me hante
qu'un seul souvenir de cet être
un tableau récupéré dans une brocante
accroché près de la fenêtre
chaque soir, quand je m'endors
j'admire son paysage
je pense à lui, encore
en rêvant de son visage
Marie
04/03/2001
SENTIMENT
de tout ce temps perdu
à chercher dans mon coeur
ce sentiment méconnu
qu'est l'étonnant bonheur
de tout ce temps perdu
à voyager sans cesse
en quête de mon inconnu
pour une peu de tendresse
de tout ce temps perdu
à pleurer son retour
mettre mon âme à nu
pour découvrir l'amour
de tout ce temps perdu
que me restera-t-il
lorsque mon inconnu
reviendra dans ma ville
Marie
27/05/2001
AGONIE
ce temps long, si long
que je traine sans cesse
et le jour moribond
sans fuite ni tendresse
dois-je rester plantée
dans ce décor haineux
ai-je même compté
son souvenir heureux
les minutes se lancent
dans une folle danse
où enfin il m'enlace
et tendrement m'embrasse
ne plus me souvenir
devenir amnésique
serait surement le pire
mais aussi plus pudique
et s'égrennent les secondes
en un tourbillon d'amertume
devant la pluie, je sonde
de l'eau, la triste écume
Marie
06/06/01
RETOUR
après avoir marché sans trêve
vers de nouveaux rivages
bien souvent dans mes rêves
j'y ai revu ton visage
je t'attendrai :
au-delà de paroles murmurées
et qui ne voulaient rien dire
parce que, vois-tu, la vérité
aurait pu te faire fuir
au-delà d'un téléphone muet
dont je connais le numéro par coeur
mais que je ne peux composer
par peur d'entendre ta voix-douceur
au-delà de moments partagés
entre larmes et sourires
secrètement enfermés
dans de beaux souvenirs
au-delà de mon dernier courrier
qui révèle à l'homme que tu es
combien, durant toutes ces années
j'ai pu fidèlement t'aimer
je t'attendrai :
après avoir marché sans trêve
et découvert d'autres rivages
je préfère rester dans mon rêve
caressant doucement ton image.
Marie
16/01/2003
PENSEE
l'amour que je possède en moi
au fond du coeur souvent douloureux
ne demande qu'à s'offrir à toi
au lac profond de tes yeux bleus
tu m'as troublé l'espace d'un instant
et le temps d'un fugitif regard
je m'en vais le pas un peu tremblant
et ton sourire en mémoire
l'amour que je possède en moi
tout nouveau, affolé et sage
je le sens et réclame avec rage
la douce protection de tes bras
suis-je née trop tôt ou trop tard
pour n'être que cette vague image
avec qui un soir l'on ne partage
qu'un regard vif et goguenard ?
Marie
24/02/1991
ELEVATION
comme une flamme qui vacille
vers un torrent ivre et violent
le coeur de la petite fille
bat dans un bouleversement
l'amour est une étrange chose
qu'elle ne connait pas encorre
mais aujourd'hui la vie est rose
et elle va vers lui sans remords
comme une flamme qui luit
de mille étincelles tremblottantes
elle pense un peu trop à lui
bien trop émue, très hésitante
l'amour est une force immense
qui donne tout, reprend souvent
mais elle croit à sa chance
de le garder éternellement
comme une flamme flamboyante
des mille ardeurs de son âme
l'enfant qu'elle était, émouvante
devient sans le vouloir une femme
l'amour est un martyre délicieux
qu'elle goûte pour la première fois
et son coeur sur un nuage bleu
s'envole légèrement dans la joie
Marie
24/01/1991
PREMIERS EMOIS
mes dix-sept ans se sont envolés
un soir du mois de janvier
j'ai déchiré mon pauvre passé
en brûlant ses mots mensongers
lettres d'amour, premiers émois
j'y mettais tout mon coeur
à lui révéler la foi
que j'espérais en ce bonheur
mes dix-sept ans se sont éclipsés
lorsqu'enfin j'ai rencontré
l'homme qui m'a raconté
que l'on peut encore aimer
lettres d'amitié, d'autres émois
j'y mets tout mon espoir
et mon coeur a moins froid
de tout ce qu'il me fait croire
Marie
27/01/1991
DIMANCHE
j'ai connu avec lui
l'amour forcé et bestial
et je ne sais, si de ma vie
ce souvenir ne sera pas fatal
j'ai senti dans tes bras
la chaleur d'une amitié
et je ne sais pas pourquoi
mon coeur s'est mis à cogner
non, je ne veux pas croire
que tes yeux brillent de pitié !
effacer de ma mémoire
tes mots mal interprétés
j'ai connu avec lui
bien des nuits d'insomnie
où la peur et l'hypocrisie
me tenaient compagnie
j'ai senti dans tes bras
la brulûre d'un baiser
et je ne sais pourquoi
ma bouche y répondait
non, non, je ne peux croire
que tu t'es amusé
de ce moment de gloire
qui m'a été volé
j'ai connu avec lui
la souffrance immorale
que n'efface pas la pluie
lorsque l'on se sent sale
j'ai senti dans tes bras
un tout nouvel été
et j'avais, près de toi
envie de t'aimer
non, je ne veux pas croire
que cette rencontre d'un soir
n'est qu'une banale histoire
scellée par un baiser dérisoire
Marie
1991
FANTOME
quelle est cette ombre qui plane
entre nous deux
quelle est cette âme qui damne
tes doux yeux bleus
quand tu parles avec moi
je sais que tu penses à elle
et ne comprends pas pourquoi
sa présence m'ensorcelle
quelle est cette ombre qui plame
dans mes prières
quel est ce danger qui damne
mes yeux verts
je te voudrais tout à moi
mais elle est là, trop fidèle
et je t'écoute avec effroi
prononcer le nom de "Michèle"
ne serait-ce qu'un moment
même si ce n'est qu'un jour
toi, mon rebelle amant
ofrres un peu de ton amour
Marie
1991
MEDITATION
tes mots sont trop durs
et ce bonheur incomplet
me parle d'une aventure
qui laissera des regrets
je refuse un amour à mi-temps
où le passé écorche l'avenir
et mon coeur, ardemment
ne veut plus te voir souffrir
oublies un peu la chatain
et penses plutôt à cette brune
qui t'offre un meilleur chemin
qui mène au clair de lune
tes mots sont trop cruels
et je ne suis pas maline
mais le souvenir de Michèle
te fera perdre Marie-Christine
Marie
1991
SUPPLIQUE
je ne te demande rien
mes yeux disent tout
avec toi je suis bien
sans toi le monde est fou
je ne te demande rien
j'ai trop dit
mon espoir est vain
tu as tout détruit
je ne te demande rien
et me donne à toi
je sais que tôt demain
tu repartiras
Marie
FANTOME
dieu que les années sont longues
quand l'absence d'un être cher
peu à peu vous ronge
et mettent à vif les chairs
on voudrait pourtant oter
de notre mémoire précieuse
le pas, le geste ou le baiser
qui nous rendait si heureuse
mais on entend tout là-bas
le bruit d'une voiture qui s'arrête
et l'on espère ou on croit
que ce soir sera instant de fête
dans la foule dispersée
une odeur lentement nous surprend
un parfum que l'on sait familier
revient du fond des temps
"hier" ne peut jamais recommencer
mais dans un regard on aperçoit
le bleu que l'on a pu oublier
si perçant et troublant à la fois
et soudain tout revient en arrière :
l'absent est devenu présence !
tout ce temps perdu, misère
pour comprendre son importance.
Marie
04/09/1995
NEANT
à force de crier
de joindre les mains
à force de prier
un autre lendemain
on ne sait plus très bien
où est la vérité
que l'on cherchait en vain
au creux d'une amitié
il est des pauvres jours
où le sort est cruel
qui vous font tour à tour
insoumis et rebelle
à force d'espérer
un nouveau matin
quand on sait bien
que ce sera en vain
on ne sait plus très bien
ce qu'on attend de l'autre
s'il sera bon apôtre
ou le triste malin
il est des viles nuits
qui se ressemblent toutes
et assaillent vos doutes
par un immense cri
alors, à force de chercher
quand on ne trouve rien
inutile et chagrin
finalement : on se tait.
Marie
24/07/1985
AMOUR
amour comme tu es loin
des rivages de mon coeur
et comme tu dois être bien
loin des cris, des rancoeurs
je te vois par les autres
qui se tiennent la main
je te rêve par les autres
qui parlent de demain
amour comme tu es loin
de ma douce adolescence
et comme tu dois être bien
sans cette effervescence
je te vois par les autres
qui versent des larmes
se rejettent les fautes
et fabriquent des drames
amour, restes un peu au loin
et laisse souffler mon coeur
un jour..... ou bien demain
je trouverai le bonheur.
Marie
21/07/1988
AMI
de mon séjour à Tivoli
je te regrette compagnon
toi qui m'observe, indécis
petit ami, gentil pigeon
en quête d'un morceau de pain
tu attend patiemment
le reste de mon festin
pour le grignoter calmement
pourquoi t'envoles-tu si vite
du rebord de la fenêtre ??
je sais qu'il faut qu'on se quitte
mais je ne suis pas prète....
Marie
26/07/1988
(solitude de l'hôpital)
ELLE
amie de chambre
chambre numérotée
que le destin rassemble
parmi les opérées
blessée dans ton corps
meurtrie dans mon coeur
il est un bien joli mot
que de connaitre ton ardeur
je ne pouvais pas savoir
que ta bouche est un germe
où poussent les mots d'espoir
que vaillamment tu sèmes
Marie
28/07/1988
SOLITUDE
tu rôdes autour de moi
sournoise et envahissante
et comme le chat avec sa proie
tu te joues de moi, souriante
depuis qu'il est parti
je ne sais que penser
de cette triste vie
qu'il m'a rendu brisée
tu rôdes autour de moi
et je te sens cruelle
tu fais le tour de moi
en t'amusant, fidèle
tu marches auprès de moi
et j'ai osé prendre ta main
allez viens! et tu verras
que je supporte mon chagrin
Marie
19/05/1989
MALBRAN
malbran n'est pas si loin
et je pourrais en cinq minutes
me promener sur le chemin
qui mène jusqu'à la butte
je frapperais tout doucement
en attendant ta voix
qui guiderait mes pas
vers un endroit charmant
la table est au milieu
d'une jolie cuisine
l'air qu'on y respire est heureux
et l'hotesse très fine
accueil simple et charmant
j'oublie auprès de toi
tous les désagréments
de cette vie ici-bas
nous discutons sagement
de ce qui nous concerne
et devinons simplement
si l'une a de la peine
malbran n'est pas si loin
chaque pensée vole là-bas
sur ce joli chemin
qui me mène vers toi
Marie
(à Valérie - 1997)
DORINE
elle est si petite
mais prend tant de place
sa vie est un rite
qui a besoin d'espace
un simple caillou
devient son ami
et c'est à genoux
qu'elle joue avec lui
elle le tient très fort
entre ses deux mains
elle le serre bien fort
quand elle est chagrin
elle tend les bras
dès qu'elle me voit
puis elle les retire
avec un soupir
elle est si petite
mais prend tant de place
sa vie est un rite
qui a besoin d'espace
elle a un peu peur
de donner son coeur
et son air absent
me surprend souvent
petite cousine
n'aies pas peur de moi
petite Dorine
je t'aime crois-moi.
Marie
27/10/1997
ANDORRE
il est assis devant
et au premier abord
je le trouve apaisant
mon guide d'Andorre
sa voix douce et calme
nous parle gentiment
moi je lui donne la palme
du chevalier servant
il est assis devant
et c'est le grand départ
notre chauffeur épatant
d'un coup de clé, démarre
le paysage doucement défile
et je m'endors quelques instants
mon coeur, enfin en exil
bat plus sereinement
sait-il notre chauffeur
qu'il offre aux âmes blessées
la bien douce chaleur
de se sentir moins ignorées
au fond de mon bureau
je voudrais lui dire merci
mais n'ayant pas de micro
je lui dédie cette poésie.
Marie
1997
NEUF MOIS
je suis enfin à la moitié du parcours
et je sais déjà que tu es là mon amour
mon ventre devient lourd
par le poids de ton amour
que c'est long neuf mois
pour façonner ta vie
que c'est court neuf mois
pour te donner ma vie
Marie
16/12/1985
ABSENCE
petite amour de ma vie
j'ai peur de demain
et aussi d'aujourd'hui
sans ta petite main
ton papa est bien loin
et j'appréhende le moment
où tu diras d'un air chagrin
"pourquoi as-tu fait ça maman ?"
Marie
21/07/1988
MA FILLE
je la regarde ce matin
les yeux toujours brillants
et son petit air coquin
me sourit gentiment
je lui ai tout donné
elle m'a tout appris
c'est le plus grand projet
que j'ai, seule, construit
elle fait mon désespoir
quand d'un air alangui
elle vient prendre le soir
une place dans mon lit
elle fait tout mon espoir
lorsque je la vois vivre
même si je râle le soir
d'entendre ses grands rires
plus grande que moi maintenant
et plus osée dans la vie
elle n'a pourtant que douze ans
et de grandes idées aussi
comment puis-je faire, dites-moi
lorsque je n'ai pas le moral ?
elle me regarde, rit aux éclats
en disant : "t'es pas normale" !
je ne peux rien faire
sans qu'elle ne se marre
c'est un petit enfer
qui m'aime sans fard
Marie
02/02/1998
DECISION
non, je n'ai pas le courage
de ma grande fille
qui me dit, souvent en rage
de briser ce semblant de famille
oh ! je m'en veux d'être si lâche
et de fixer, par crainte, l'échéance
alors que sans relâche
elle me dit de saisir ma chance
serait-il plus facile pour moi
de m'évanouir dans la nature
pour voir s'il sera encore là
lors de mon retour-aventure
non je n'ai plus le courage
de me battre contre celui
qui fit de notre vie un naufrage
avec un insouciant mépris
Marie
02/1998
PUNITION
mon enfant, ma chérie
dis-moi enfin pourquoi
sur ton front, ce pli
soucieux, ne s'efface pas
il fut un temps où tu aimais
vers moi courir te réfugier
mais avec ces années écoulées
tu t'es un peu égarée
pourquoi souvent ce chantage
de me quitter pour toujours
si son détestable visage
ne s'éloigne pas un jour
mon enfant, ma victoire
dis-moi enfin pourquoi
tu broies souvent du noir
et ne souris même pas
pourquoi dis-tu souvent
qu'il a pris ta maman
alors que mon coeur si grand
t'aime bien plus qu'avant.
Marie
02/1998
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