les poesies de Marie

 

bienvenue dans mon monde...

j'espère que vous ferez un bon séjour

Mardi 5 septembre 2006

Lorsque je t'ai rencontré, je ne croyais plus au bonheur.... J'étais persuadée, à cette époque, qu'il ne croiserait jamais ma route puisque je ne l'avais jamais connu. Je parle ici d'un bonheur très spécial : celui d'un homme et d'une femme !

Il est évident que le bonheur de la vie, je le croque à pleine dents : voir s'épanouir ma fille,  profiter de Samuel (mon premier petit-fils), écouter ma musique......  mais, l'amour, moi je n'y croyais pas du tout. Le bonheur il est impalpable, volatile et peut disparaitre à tout moment. Alors, j'avais peur de le perdre avant de le recevoir. Mais tu as eu les paroles et la patience de me redonner confiance en moi et en...... l'homme.

Pourtant, nous nous sommes connus à une période de ma vie assez délicate : j'étais en train de perdre mon travail dans l'entreprise familiale à cause de ma santé, ma fille décidait de vivre sa propre vie. Je ne t'ai rien caché et tu t'es obstiné vers ma direction....

Aujourd'hui, le bonheur, je le vois encore impalpable, volatile et toujours par monts et par vaux. Entre Fieuzal, Merlet et la chasse nous avons peu de moments à partager...Cependant, les quelques minutes que nous grapillons m'apportent une sérénité que je n'avais jamais connue. Je n'ai plus peur du bonheur puisqu'il est à ton image.

DIS, JOËL

dis, le bonheur, l'as-tu rencontré

dis, quelle couleur il a ?

dis, y as-tu déjà goûté

Moi, je ne le connais pas

 

si pour toi mes yeux verts

sont emplis de mystère

c'est qu'ils ont tant pleuré

de ne savoir aimer

 

a-t-il la couleur de la mer

et la force de l'ouragan

impétueux et fier

jamais ne se calmant

 

dis, le bonheur, l'as-tu croisé

au hasard de la rue

crois-tu qu'on puisse s'attacher

à un presque inconnu 

 

si pour toi mes yeux verts

sont emplis de mystère

c'est qu'ils refusent l'aventure

pour boire une eau plus pure

a-t-il la couleur du soleil

a-t-il aussi son éclat

si brillant et vermeil

qu'on ne le voit pas

dis, le bonheur, dis-moi Joël

dois-je prendre des lecons

pour enfin trouver l'étincelle

qui me guiderait vers sa maison

Marie

12/02/2004

TEMPETE

 entendre souffler le vent

qui s'engouffre dans ma tête

impétueux et violent

lorsque je reçois tes lettres

j'ai ce désir nouveau

d'aller un peu plus loin

te revoir serait trop tôt

mais je le voudrais bien

entendre hurler le vent

qui me frappe et s'entête

à me faire penser à Léognan

quand "tout" n'est que peut-être

entendre chanter le vent

qui murmure des mots

et lui souffler doucement

que nous sommes idiots

j'ai ce désir violent

de ne plus me tromper

être plus forte que ce vent

qui me ferait t'aimer

Marie

2004

ESPOIR

 si je pouvais savoir

s'il pouvait me dire

si je pouvais le revoir

s'il cessait de m'écrire

tant de sentiments explosent

lorsque je pense à lui

et mes joues sont roses

lorsque je pense à lui

le revoir pour deviner

que le bonheur n'est pas loin

qu'il suffit, je le sais

d'un autre lendemain

si je pouvais savoir

avec mes quarante deux ans

je ne me comporterais pas ce soir

comme une gosse de quinze ans

Marie

2004

ATTENTE

de dérapages en bavures

de grisaille en ciel noir

je crois que mes mésaventures

sont le signe de mon espoir

souvent bien bas je tombe

et mon moral affiche zéro

mais je remonte telle une bombe

et respire fort à nouveau

malgré la route immense

que je traverse en solitaire

malgré les embûches qui dansent

entre le goudron et les pierres

malgré la pluie et le vent

qui me déportent sans trêve

malgré la tempête et l'ouragan

je marche vers mes rêves

de déceptions en déconfitures

l'arc-en-ciel n'est pas loin

ma vie est faite d'aventures

de projets et de lendemains

mais quelle est longue cette route

où personne n'a osé s'engager

faudra-t-il que je marche, sans doute

bien des années, avant de m'arrêter

je préfèrerais prendre un chemin

avec celui qui guiderait mes pas

m'évitant, en serrant fort ma main

les écueils que je ne vois pas

Marie

2004

MERCREDI 3 MARS

 c'est la voix de mon mercredi

celle qui chante à mes oreilles

et que j'écoute, ravie

même dans mon sommeil

il a une voix chaleureuse

oh ! je ne saurais vous dire

une voix qui rend heureuse

et donne envie de sourire

il a des mots touchant

ma tendresse d'opaline

et mon coeur, c'est embêtant

tape plus fort dans ma poitrine

c'est la voix de mon mercredi

qui viendra me rejoindre un soir

alors, je vous en prie

je ne veux pas être en retard

c'est la voix de mon mercredi

je ne le connais presque pas

mais il colore ma vie

d'une timide joie.

Marie

PEUR

et je suis comme

une écorchée vive

regardant l'homme

sur l'autre rive

pourquoi tant de blessures

gratuites et malhonnêtes

de toutes ces meurtrissures

vois-tu je m'inquiète

et tu arrives soudain

tranquillement vers moi

et tu me tends la main

par des mots justes et droits

le passé est passé

il faut toujours avancer

mais avant pardonner

et je ne l'ai pas fait

et je suis comme

une écorchée vive

regardant l'homme

sur l'autre rive

moi je voudrais donner

mon âme une seule fois

mais je n'ai pas trouvé

le mode d'emploi

et tu arrives enfin

au carrefour de ma vie

suis-je sur un chemin

plus heureux aujourd'hui ?

mais il faut souvent taire

des sentiments si beaux

quand on ne croyait guère

les voir fleurir à nouveau

et je suis comme

une écorchée vive

je regarde l'homme

s'approcher de ma rive

Marie

26/02/2004

SONGE

laissez-moi regarder les étoiles

la nuit, quand la lune est si claire

et que, doucement mes yeux se voilent

en murmurant des prières

laissez-moi regarder les étoiles

laissez-moi admirer ces images

que je puisse sur cette toile

immortaliser son visage

je ne le connais presque pas

et je l'ai si peu vu

il guide par sa voix

mon espoir inconnu

laissez-moi regarder les étoiles

la nuit, quand la lune s'éclaire

et dans ce ciel sans voile

souvenez-vous de mes prières

je l'ai placé en haut

d'un astre qui m'ensorcelle

c'est mon dernier cadeau

il s'appelle Joël.

Marie

04/03/2004

PATIENCE

ai-je le droit de croire encore

à l'annonce d'un nouveau bonheur

un changement de décor

dans mon coeur qui bat avec peur

ai-je ce droit de renoncer

à la ligne que je m'étais fixée

une dernière fois m'abandonner

au verbe aimer

ne me condamnes pas

et sans te presser

apprends-moi

à me libérer

ai-je le droit de dessiner

sur mes joues, les reliefs d'un bonheur

que je voudrais murmurer

et apprendre par coeur

ai-je le droit de demander

à l'inconnu que tu es encore

de me prendre la main sans tarder

afin de me mener à ton port

ne me presses pas

deviens ce grand ami

ne me bouscules pas

nous avons toute la vie

Marie

2004

ABSENCE

il me disait des mots si doux

et pourtant, et pourtant

il a mis mon coeur à genoux

en repartant doucement

en souvenir de son passage

il m'a laissé quelque chose

il est passé tel un orage

m'offrant un bouquet de roses

il me disait des mots si beaux

auxquels je croyais sans y penser

et pour moi le monde était beau

plus rien ne pouvait m'arriver

en souvenir de son passage

il m'a laissé quelque chose

moi j'étais au bord du naufrage

accrochée à un bouquet de roses

en souvenir de son passage

la maison est devenue morose

je reste sur le bord du rivage

seule avec mon bouquet de roses.

Marie

(notre première dispute)

IL EST PARTI

je n'ai rien demandé

je n'ai rien dit non plus

parti sans se retourner

ne m'a pas reconnue

mais pourquoi donc pleurer

sur un amour naissant

je n'aurais pas dû rêver

fallait être plus prudent

il est parti trop vite

j'ai mal à en mourir

et mon bonheur me quitte

j'ai envie de mourir

des roses, il m'a donné

et une bouteille de vin

peut-être pour noyer

un peu plus mon chagrin

je n'ai rien demandé

je n'ai rien dit non plus

seuls mes yeux suppliaient

ils l'avaient reconnu...

marie

JE T'AIME

si je n'avais pas de coeur

je ne t'aimerais pas tant

et pourrais avec vigueur

vivre comme auparavant

je ne compterais pas les heures

qui me séparent de toi

mon être ne se tordrait pas de douleur

lorsque je n'entend pas ta voix

je ne frémirais pas de peur

pensant que tu peux abandonner

un espoir étonnant de bonheur

en cessant de me parler

si je n'avais pas de coeur

je ne dessinerais pas ton visage

sur les fresques de mon ardeur

aux couleurs de tous les mirages

je ne gémirais pas dans mon lit

croyant que tu te penches sur moi

m'offrant la saveur d'un interdit

que je vis seule et dans le froid

et je ne peindrais pas en noir

les sonneries de ce téléphone

qui ne donnent pas ce soir

la voix que j'affectionne

si je n'avais pas de coeur

je ne l'entendrais pas qui m'interpelle

et je pourrais tout en douceur

t'oublier un petit peu Joël.

Marie

SI TU SAVAIS

si tu savais le temps que j'ai attendu

avant d'ouvrir la porte de mes sentiments

pour croire que tu avais reconnu

ma tendresse et ses espoirs d'océan

Oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant

ne penses pas que je me sois endormie

tout comme elle, en attendant cent ans

un prince libérateur de la vie

je ne suis pas non plus Cendrillon

qui, d'un coup de baguette magique

troqua miraculeusement ses guenillons

pour un monde plus féerique

si tu savais tout ce temps que j'ai attendu

tout en marchant d'un pas vaillant

que tu me dises enfin des mots confus

que je répète bien trop souvent

oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant

aux lèvres roses, aux yeux si noirs

que le prince, ce n'est pas étonnant

termina en beauté leur histoire

je ne suis pas non plus Cendrillon

aux pieds fragiles et délicats

qui fit faire le tour des maisons

à un homme amoureux, je le crois

je suis celle qui attendra

quelques mois, quelques jours

sans attrait ni appat

son plus bel amour

si tu savais tout ce temps que j'ai attendu

dans les tempêtes, les orages et les accalmies

celui que, depuis quelques temps, j'ai reconnu

comme étant le dernier dans ma vie.

Marie

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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Vendredi 18 août 2006

RENOUVEAU

 

mon coeur te tait

les mots qu'il voudrait dire

car il a peur qu'après

il ne doive en souffrir

je te le dis, je te le jure

que je penserai à toi longtemps

commen une grande aventure

même si elle ne dure qu' un printemps

non, je ne dirai rien

pas un geste ni un mot

je croiserai ton chemin

sans être un fardeau

je suis femme tranquille

dans une vie sans gloire

même si je semble fragile

mon atout est l'espoir

mon coeur te tait

des mots qu'il voudrait crier

et si tu es discret

tu sauras me donner

pour une nuit ou quelques heures

un souffle de douceur et d'envie

un goût tendre de bonheur

qui me laisserait épanouie

trente-six ans aujourd'hui

et je recommence à zéro

sois le premier je t'en prie

la promesse d'un renouveau

Marie

29/12/1997

ANNIVERSAIRE

 c'est toi qui appela

le dernier jour de l'année

mais je n'étais pas là

sortie pour une soirée

ce soir, j'ai composé

ton numéro en vain

parti vers ta soirée

calme et serein

Marie

31/12/1997

MINUIT

 devant la table, j'écris

des mots rien que pour toi

tout en sachant interdit

de penser de cette façon-là

je ne connais de toi

qu'une barbe jolie

qui fut douce pour moi

surtout le samedi

retrouver ce temps-là

où j'étais près de toi

bien au chaud dans tes bras

enveloppée d'émoi

devant la table, j'écris

des mots idiots pour toi

je compose une poésie

que tu ne connaitras pas

il est minuit déjà !

trop seule à la maison

je pense à toi là-bas

comme un violent poison

Marie

31/12/1997

INCERTITUDE

je n'ose lui téléphoner

de quoi parlerions-nous

moi j'ai peur d'un rejet

qui ferait mal partout

le téléphone est là

silencieux et paisible

je ne le toucherai pas

espérant l'impossible

c'est à lui de choisir

s'il voudra me revoir

je ne peux le retenir

même si j'ai de l'espoir

oh ! soirée miraculeuse

où j'espérais très fort

je suis devenue gueuse

face à cet homme encore

j'aurais bien tout donné

dans cette voiture érotique

j'avais envie de partager

des instants très critiques

surtout ne pas parler avec le coeur

mais laisser se réjouir nos corps

nous emporter dans une ferveur

et souffler doucement : encore

je n'ose lui téléphoner

car je n'ai rien à lui dire

c'est à lui seul de décider

ce qu'il pourra m'offrir

Marie

02/01/1998

IMPREVU

 

qu'il est doux ce voyage

que je prépare en solitaire

et sans aucun bagage

pour revoir Jean-Pierre

dans ma vie programmée

comme un ordinateur

samedi, je reverrais

celui qui tient mon coeur

que ferons-nous là-bas

si loin de Saint-André

peut-être que dans ses bras

mon chagrin j'oublierai

j'ai vécu dans la peur

durant dix-sept années

aurai-je la douceur

d'être un peu apprivoisée

j'espère qu'il comprendra

ces quelques mots lancés

de ma peur, je n'ai pas

pu me débarrasser

quel est ce doux voyage

qui m'emporte déjà

vers un certain visage

que je n'oublie pas

Marie

06/01/1998

 

 DUPERIE

 

 

pardonnes-moi Seigneur

d'avoir failli à mon devoir

il fallait que mon coeur

puisse enfin savoir

et j'ai brulé mes ailes

à son regard si fier

oui je suis l'infidèle

à qui l'on jette la pierre

pardonnes-moi Seigneur

ne jettes pas sur moi

un regard de rigueur

car je ne regrette pas

et j'ai brûlé l'amour

dans une chambre d'hotel

mon âme de velours

semble soudain si frêle

pardonnes-moi Seigneur

de pleurer sur moi-même

laisses hurler mon coeur

car encore je l'aime

Marie

11/01/1998

SENTENCE

je voulais savoir

si je ne l'aimais pas

et je suis là ce soir

à comprendre je crois

je voulais savoir...

les sept ans sont si loin

et je croyais pouvoir

juste croiser son chemin

les yeux bleus me poursuivent

et je me sens perdue

car je ne peux survivre

sans mon cher inconnu

la blessure est ouverte

mon coeur est en morceaux

j'ai terminé ma quête

en rentrant vers Bordeaux

Marie

11/01/1998

CE SONT DES MOTS

 

ce sont des mots que l'on dit

"non je ne t'aime pas"

ce sont des mots que l'on dit

mais on ne les pense pas

et moi j'avais inscrit

sur mon coeur balafré

que ce serait pour la vie

et même à tout jamais

"jamais plus je n'aimerai"

ce sont des mots que l'on dit

mais au piège d'une soirée

on peut souffrir d'amnésie

et lorsque la déchirure

est vraiment trop intense

on colmate la blessure

les yeux pleins de silence

Marie

13/01/1998

EXTASE

soleil reviens à la maison

réchauffer tous mes sens

fais-moi humer avec passion

ta riche et pure essence

donnes de ta noblesse

à la naïve que je suis

étires-toi sous mes caresses

en m'offrant tes envies

étends-toi sur le lit

abandonné, vaincu

car l'objet du délit

moi je l'ai reconnu

offres-moi tes saveurs

suaves et sucrées à la fois

je ferai sans pudeur

tout ce que tu voudras

soleil reviens chauffer mon lit

dans ton brasier de feu

je crois que tu as compris

le sens de mes aveux

Marie

27/07/1998

APPRENTISSAGE

 

merci monsieur le professeur

pour cette unique leçon

que j'ai apprise par coeur

et beaucoup de passion

mais il me faut recommencer

car cette leçon fut si jolie

que j'ai peur d'en oublier

ce que je n'ai point écrit

la leçon sur le corps humain

est bien étrange à mes yeux

car je ne sais combien

de fois je suis montée aux cieux

merci monsieur le professeur

pour cette nuit d'apprentissage

où j'ai eu un peu peur

de ne pas comprendre votre langage

votre leçon sur les cinq sens

a été surement bien comprise

et j'ai goûté à cette essence

avec ardeur et très surprise

l'ouïe est un des premiers sens

où vous m'avez entendue

gémir par votre présence

alors que je n'y croyais plus

et au contact de la vue

je me sentais sous vos yeux

la proie déjà vaincue

par le guerrier victorieux

la grande leçon du toucher

faut la meilleure de toutes

et sous les feux de vos baisers

mon corps se sentait en déroute

puis ce fut moi qui entrepris

de tester le goût et l'odorat

et je vous prie de croire que de ma vie

je n'oublierai pas ce moment-là

merci monsieur le professeur

de m'avoir donné goût à l'étude

je m'engage à retenir par coeur

d'autres leçons avec plénitude

Marie

27/08/1998

PUNITION

 

la punition que je me suis donnée

et de ne plus te voir jamais

même si mon amour

te réclame toujours

ne plus jamais

entendre ta voix au téléphone

et ne pas imaginer

tes paroles qui chantonnent

ne plus jamais

sentir mon coeur battre comme un fou

et ne plus penser

à un de nos futurs rendez-vous

ne plus jamais

faire la sage et devenir folle

lorsque tes pensées

disent le contraire de tes paroles

la punition que je me suis donnée

et de ne plus te voir jamais

même si mon amour pour toi

ne s'estompe pas.

Marie

221/01/1999

 

POUR TE REVOIR

retourner sur mes pas

revenir en arrière

croire de nouveau en toi

revivre mes chimères

sourire de nouveau

en entendant ta voix

et crier bien haut

que je n'aime que toi

refaire ce chemin

où je t'ai espéré

sans défaire les liens

qui à toi m'unissaient

je pense à toi

doucement

je pense à toi

vainement

Marie

25/08/1999

SOUVENANCE

il est resté au fond de mon coeur

bien au chaud dans un tiroir

il est ancré comme une lueur

que je peux, seule, revoir

 

c'est un bien grand secret

que je cache depuis des années

il venait quand je l'appelais

et dans ses bras j'oubliais

 

j'étais femme jusqu'au bout

jusqu'au bout de la nuit

et nous devenions vite fous

entre les draps de mon lit

 

il ne me reste, c'est ce qui me hante

qu'un seul souvenir de cet être

un tableau récupéré dans une brocante

accroché près de la fenêtre

 

chaque soir, quand je m'endors

j'admire son paysage

je pense à lui, encore

en rêvant de son visage

Marie

04/03/2001 

SENTIMENT

de tout ce temps perdu

à chercher dans mon coeur

ce sentiment méconnu

qu'est l'étonnant bonheur

de tout ce temps perdu

à voyager sans cesse

en quête de mon inconnu

pour une peu de tendresse

de tout ce temps perdu

à pleurer son retour

mettre mon âme à nu

pour découvrir l'amour

de tout ce temps perdu

que me restera-t-il

lorsque mon inconnu

reviendra dans ma ville

Marie

27/05/2001

AGONIE

ce temps long, si long

que je traine sans cesse

et le jour moribond

sans fuite ni tendresse

dois-je rester plantée

dans ce décor haineux

ai-je même compté

son souvenir heureux

les minutes se lancent

dans une folle danse

où enfin il m'enlace

et tendrement m'embrasse

ne plus me souvenir

devenir amnésique

serait surement le pire

mais aussi plus pudique

et s'égrennent les secondes

en un tourbillon d'amertume

devant la pluie, je sonde

de l'eau, la triste écume

Marie

06/06/01

RETOUR

après avoir marché sans trêve

vers de nouveaux rivages

bien souvent dans mes rêves

j'y ai revu ton visage

je t'attendrai :

au-delà de paroles murmurées

et qui ne voulaient rien dire

parce que, vois-tu, la vérité

aurait pu te faire fuir

au-delà d'un téléphone muet

dont je connais le numéro par coeur

mais que je ne peux composer

par peur d'entendre ta voix-douceur

au-delà de moments partagés

entre larmes et sourires

secrètement enfermés

dans de beaux souvenirs

au-delà de mon dernier courrier

qui révèle à l'homme que tu es

combien, durant toutes ces années

j'ai pu fidèlement t'aimer

je t'attendrai :

après avoir marché sans trêve

et découvert d'autres rivages

je préfère rester dans mon rêve

caressant doucement ton image.

Marie

16/01/2003

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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Lundi 14 août 2006

 

PENSEE

l'amour que je possède en moi

au fond du coeur souvent douloureux

ne demande qu'à s'offrir à toi

au lac profond de tes yeux bleus

tu m'as troublé l'espace d'un instant

et le temps d'un fugitif regard

je m'en vais le pas un peu tremblant

et ton sourire en mémoire

l'amour que je possède en moi

tout nouveau, affolé et sage

je le sens et réclame avec rage

la douce protection de tes bras

suis-je née trop tôt ou trop tard

pour n'être que cette vague image

avec qui un soir l'on ne partage

qu'un regard vif et goguenard ?

Marie

24/02/1991

ELEVATION

 

comme une flamme qui vacille

vers un torrent ivre et violent

le coeur de la petite fille

bat dans un bouleversement

l'amour est une étrange chose

qu'elle ne connait pas encorre

mais aujourd'hui la vie est rose

et elle va vers lui sans remords

comme une flamme qui luit

de mille étincelles tremblottantes

elle pense un peu trop à lui

bien trop émue, très hésitante

l'amour est une force immense

qui donne tout, reprend souvent

mais elle croit à sa chance

de le garder éternellement

comme une flamme flamboyante

des mille ardeurs de son âme

l'enfant qu'elle était, émouvante

devient sans le vouloir une femme

l'amour est un martyre délicieux

qu'elle goûte pour la première fois

et son coeur sur un nuage bleu

s'envole légèrement dans la joie

Marie

24/01/1991

PREMIERS EMOIS

mes dix-sept ans se sont envolés

un soir du mois de janvier

j'ai déchiré mon pauvre passé

en brûlant ses mots mensongers

lettres d'amour, premiers émois

j'y mettais tout mon coeur

à lui révéler la foi

que j'espérais en ce bonheur

mes dix-sept ans se sont éclipsés

lorsqu'enfin j'ai rencontré

l'homme qui m'a raconté

que l'on peut encore aimer

lettres d'amitié, d'autres émois

j'y mets tout mon espoir

et mon coeur a moins froid

de tout ce qu'il me fait croire

Marie

27/01/1991

DIMANCHE

j'ai connu avec lui

l'amour forcé et bestial

et je ne sais, si de ma vie

ce souvenir ne sera pas fatal

j'ai senti dans tes bras

la chaleur d'une amitié

et je ne sais pas pourquoi

mon coeur s'est mis à cogner

non, je ne veux pas croire

que tes yeux brillent de pitié !

effacer de ma mémoire

tes mots mal interprétés

j'ai connu avec lui

bien des nuits d'insomnie

où la peur et l'hypocrisie

me tenaient compagnie

j'ai senti dans tes bras

la brulûre d'un baiser

et je ne sais pourquoi

ma bouche y répondait

non, non, je ne peux croire

que tu t'es amusé

de ce moment de gloire

qui m'a été volé

j'ai connu avec lui

la souffrance immorale

que n'efface pas la pluie

lorsque l'on se sent sale

j'ai senti dans tes bras

un tout nouvel été

et j'avais, près de toi

envie de t'aimer

non, je ne veux pas croire

que cette rencontre d'un soir

n'est qu'une banale histoire

scellée par un baiser dérisoire

Marie

1991

FANTOME

quelle est cette ombre qui plane

entre nous deux

quelle est cette âme qui damne

tes doux yeux bleus

quand tu parles avec moi

je sais que tu penses à elle

et ne comprends pas pourquoi

sa présence m'ensorcelle

quelle est cette ombre qui plame

dans mes prières

quel est ce danger qui damne

mes yeux verts

je te voudrais tout à moi

mais elle est là, trop fidèle

et je t'écoute avec effroi

prononcer le nom de "Michèle"

ne serait-ce qu'un moment

même si ce n'est qu'un jour

toi, mon rebelle amant

ofrres un peu de ton amour

Marie

1991

 

MEDITATION

tes mots sont trop durs

et ce bonheur incomplet

me parle d'une aventure

qui laissera des regrets

je refuse un amour à mi-temps

où le passé écorche l'avenir

et mon coeur, ardemment

ne veut plus te voir souffrir

oublies un peu la chatain

et penses plutôt à cette brune

qui t'offre un meilleur chemin

qui mène au clair de lune

tes mots sont trop cruels

et je ne suis pas maline

mais le souvenir de Michèle

te fera perdre Marie-Christine

Marie

1991

SUPPLIQUE

je ne te demande rien

mes yeux disent tout

avec toi je suis bien

sans toi le monde est fou

je ne te demande rien

j'ai trop dit

mon espoir est vain

tu as tout détruit

je ne te demande rien

et me donne à toi

je sais que tôt demain

tu repartiras

Marie

FANTOME

 dieu que les années sont longues

quand l'absence d'un être cher

peu à peu vous ronge

et mettent à vif les chairs

on voudrait pourtant oter

de notre mémoire précieuse

le pas, le geste ou le baiser

qui nous rendait si heureuse

mais on entend tout là-bas

le bruit d'une voiture qui s'arrête

et l'on espère ou on croit

que ce soir sera instant de fête

dans la foule dispersée

une odeur lentement nous surprend

un parfum que l'on sait familier

revient du fond des temps

"hier" ne peut jamais recommencer

mais dans un regard on aperçoit

le bleu que l'on a pu oublier

si perçant et troublant à la fois

et soudain tout revient en arrière :

l'absent est devenu présence !

tout ce temps perdu, misère

pour comprendre son importance.

Marie

04/09/1995

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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Lundi 14 août 2006

NEANT

  

à force de crier

de joindre les mains

à force de prier

un autre lendemain

on ne sait plus très bien

où est la vérité

que l'on cherchait en vain

au creux d'une amitié

il est des pauvres jours

où le sort est cruel

qui vous font tour à tour

insoumis et rebelle

à force d'espérer

un nouveau matin

quand on sait bien

que ce sera en vain

on ne sait plus très bien

ce qu'on attend de l'autre

s'il sera bon apôtre

ou le triste malin

il est des viles nuits

qui se ressemblent toutes

et assaillent vos doutes

 par un immense cri

alors, à force de chercher

quand on ne trouve rien

inutile et chagrin

finalement : on se tait.

Marie

24/07/1985

AMOUR

 amour comme tu es loin

des rivages de mon coeur

et comme tu dois être bien

loin des cris, des rancoeurs

je te vois par les autres

qui se tiennent la main

je te rêve par les autres

qui parlent de demain

amour comme tu es loin

de ma douce adolescence

et comme tu dois être bien

sans cette effervescence

je te vois par les autres

qui versent des larmes

se rejettent les fautes

et fabriquent des drames

amour, restes un peu au loin

et laisse souffler mon coeur

un jour..... ou bien demain

je trouverai le bonheur.

Marie

21/07/1988

AMI

 

 de mon séjour à Tivoli

je te regrette compagnon

toi qui m'observe, indécis

petit ami, gentil pigeon

en quête d'un morceau de pain

tu attend patiemment

le reste de mon festin

pour le grignoter calmement

pourquoi t'envoles-tu si vite

du rebord de la fenêtre ??

je sais qu'il faut qu'on se quitte

mais je ne suis pas prète....

Marie

26/07/1988

(solitude de l'hôpital)

ELLE

amie de chambre

chambre numérotée

que le destin rassemble

parmi les opérées

 

blessée dans ton corps

meurtrie dans mon coeur

il est un bien joli mot

que de connaitre ton ardeur

 

je ne pouvais pas savoir

que ta bouche est un germe

où poussent les mots d'espoir

que vaillamment tu sèmes

Marie

28/07/1988 

 

 

 

 

SOLITUDE

tu rôdes autour de moi

sournoise et envahissante

et comme le chat avec sa proie

tu te joues de moi, souriante

depuis qu'il est parti

je ne sais que penser

de cette triste vie

qu'il m'a rendu brisée

tu rôdes autour de moi

et je te sens cruelle

tu fais le tour de moi

en t'amusant, fidèle

tu marches auprès de moi

et j'ai osé prendre ta main

allez viens! et tu verras

que je supporte mon chagrin

Marie

19/05/1989

 

 

MALBRAN

 

 

 

malbran n'est pas si loin

et je pourrais en cinq minutes

me promener sur le chemin

qui mène jusqu'à la butte

je frapperais tout doucement

en attendant ta voix

qui guiderait mes pas

vers un endroit charmant

la table est au milieu

d'une jolie cuisine

l'air qu'on y respire est heureux

et l'hotesse très fine

accueil simple et charmant

j'oublie auprès de toi

tous les désagréments

de cette vie ici-bas

nous discutons sagement

de ce qui nous concerne

et devinons simplement

si l'une a de la peine

malbran n'est pas si loin

chaque pensée vole là-bas

sur ce joli chemin

qui me mène vers toi

Marie

(à Valérie - 1997)

DORINE

 elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

un simple caillou

devient son ami

et c'est à genoux

qu'elle joue avec lui

elle le tient très fort

entre ses deux mains

elle le serre bien fort

quand elle est chagrin

elle tend les bras

dès qu'elle me voit

puis elle les retire

avec un soupir

elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

elle a un peu peur

de donner son coeur

et son air absent

me surprend souvent

petite cousine

n'aies pas peur de moi

petite Dorine

je t'aime crois-moi.

Marie

27/10/1997

ANDORRE

 

il est assis devant

et au premier abord

je le trouve apaisant

mon guide d'Andorre

sa voix douce et calme

nous parle gentiment

moi je lui donne la palme

du chevalier servant

il est assis devant

et c'est le grand départ

notre chauffeur épatant

d'un coup de clé, démarre

le paysage doucement défile

et je m'endors quelques instants

mon coeur, enfin en exil

bat plus sereinement

sait-il notre chauffeur

qu'il offre aux âmes blessées

la bien douce chaleur

de se sentir moins ignorées

au fond de mon bureau

je voudrais lui dire merci

mais n'ayant pas de micro

je lui dédie cette poésie.

Marie

1997

 

 

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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Lundi 14 août 2006

 NEUF MOIS

 

je suis enfin à la moitié du parcours

et je sais déjà que tu es là mon amour

mon ventre devient lourd

par le poids de ton amour

que c'est long neuf mois

pour façonner ta vie

que c'est court neuf mois

pour te donner ma vie

Marie

16/12/1985

ABSENCE

 petite amour de ma vie

j'ai peur de demain

et aussi d'aujourd'hui

sans ta petite main

ton papa est bien loin

et j'appréhende le moment

où tu diras d'un air chagrin

"pourquoi as-tu fait ça maman ?"

Marie

21/07/1988

 

MA FILLE 

 je la regarde ce matin

les yeux toujours brillants

et son petit air coquin

me sourit gentiment

je lui ai tout donné

elle m'a tout appris

c'est le plus grand projet

que j'ai, seule, construit

elle fait mon désespoir

quand d'un air alangui

elle vient prendre le soir

une place dans mon lit

elle fait tout mon espoir

lorsque je la vois vivre

même si je râle le soir

d'entendre ses grands rires

plus grande que moi maintenant

et plus osée dans la vie

elle n'a pourtant que douze ans

et de grandes idées aussi

comment puis-je faire, dites-moi

lorsque je n'ai pas le moral ?

elle me regarde, rit aux éclats

en disant : "t'es pas normale" !

je ne peux rien faire

sans qu'elle ne se marre

c'est un petit enfer

qui m'aime sans fard

Marie

02/02/1998

DECISION

 non, je n'ai pas le courage

de ma grande fille

qui me dit, souvent en rage

de briser ce semblant de famille

oh ! je m'en veux d'être si lâche

et de fixer, par crainte, l'échéance

alors que sans relâche

elle me dit de saisir ma chance

serait-il plus facile pour moi

de m'évanouir dans la nature

pour voir s'il sera encore là

lors de mon retour-aventure

non je n'ai plus le courage

de me battre contre celui

qui fit de notre vie un naufrage

avec un insouciant mépris

Marie

02/1998

PUNITION

 mon enfant, ma chérie

dis-moi enfin pourquoi

sur ton front, ce pli

soucieux, ne s'efface pas

il fut un temps où tu aimais

vers moi courir te réfugier

mais avec ces années écoulées

tu t'es un peu égarée

pourquoi souvent ce chantage

de me quitter pour toujours

si son détestable visage

ne s'éloigne pas un jour

mon enfant, ma victoire

dis-moi enfin pourquoi

tu broies souvent du noir

et ne souris même pas

pourquoi dis-tu souvent

qu'il a pris ta maman

alors que mon coeur si grand

t'aime bien plus qu'avant.

Marie

02/1998

 

 

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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