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Dimanche 13 août 2006

PAROLES

mon amour, j'aurais voulu te dire

combien était doux mon exil

j'aurais voulu t'expliquer sans frémir

l'impossible de notre lien si fragile

te raconter des tas de choses

des choses que tu sais, d'ailleurs

la couleur de nos roses,

le sens réel de ma terreur.

Te dire que je veux te revoir

te dire, te parler, t'expliquer...

te donner ce pain d'espoir

que je n'ai jamais goûté

ah! mon amour j'aurais voulu

mais, vraiment, je n'ai pas pu

ta bouche, tes yeux marrons

m'en ont empêché

mon amour, je t'écris aujourd'hui

assise sur mon lit

j'écris que j'aurais voulu te dire

que je t'aime depuis...

Mais fut dit un seul mot

qui semble bien idiot

j'ai prononcé comme un aveu

ce détestable "adieu"

Marie

20/10/1978

 

 

 

 

 AMOUR CHAGRIN

 

le temps pour nous sera court

trois mois de séparation

nous donnerons plus d'amour

et encore plus de raison

ce soir, dans la chambre aimée

où, le soir tu t'endormais

je rêve encore de ce temps bleu

qui nous rendait heureux

les baisers échangés, les sourires,

les promenades en voiture,

nos petites crises de rire

et toutes les joies de la nature...

aujourd'hui nous nous sommes éloignés

Toi au Maroc et moi en France

et nous n'avons comme espérance

De nous aimer plus que par le passé

je sens la douceur de tes bras

et la douce sonorité de ta voix

j'espère que toi aussi là-bas

tu penses un peu à moi

Marie

06/09/1979

SEPARATION

le temps a effacé l'amour

qui germait en mon coeur

je me suis aperçue un jour

que frappait le malheur

disputes, colères et larmes

furent le lot de deux années

et nous n'avions ces seules armes

que pour mieux nous blesser

"tu ne m'aimes plus" m'as-tu dit un jour

dieu ! comme je t'ai aimé

mais c'est notre pauvre amour

qui a simplement changé

se peut-il que subitement

l'amour devienne haine

et que les souvenirs d'antan

nous fassent tant de peine

je pense encore à cet amour

si doux, si pur et si total

que tu me refusas toujours

en me faisant tant de mal

se peut-il que la tendresse

que je lisais dans tes yeux

s'éteigne en vitesse

comme un petit feu

dieu ! que je souffre

de ton mépris

aujourd'hui c'est le gouffre

et les affres de la nuit

verrai-je un jour

avec des yeux réalistes

que le véritable amour

n'est pas idéaliste

Marie

19/09/1982

LONG, TROP LONG

j'ai peur du temps qui passe

et je tremble devant lui

je redoute les mots qu'il ressasse

me répète et me redit

j'ai peur de moi, j'ai peur de tout

je voudrais que tout soit fini

qu'il ne soit plus jaloux

qu'il quitte à jamais ma vie

j'aimerais de nouveau espérer

une autre route, un autre chemin

je voudrais bien encore deviner

celui qui mène à mon destin

la route est longue et tortueuse

pleine de cailloux, de carrefours

elle est toujours sinueuse

et fait faire bien des détours

qu'elle est longue cette route

qui mène au fond du malheur

et nous savons sans nul doute

qu'elle nous dirigea vers l'erreur

il ne fallait surtout pas

changer de carrefour

maintenant je ne retrouve pas

les phares de notre amour

combien de jours, sans relâche

dois-je marcher près de mon désespoir

je t'en prie - enterrons la hache

et pars, pars ce soir

Marie

02/10/1983

FUNERAILLES

 

il est mort sans un bruit

tout doucement, jour après jour

après une longue agonie

il est parti pour toujours

il est mort tout d'un coup

sans une plainte, sans un bruit

et mon coeur, je l'avoue

ne l'a pas encore compris

nous étions tous les deux

encore un peu heureux

 mais l'indifférence, oh! malheur

s'installa dans nos coeurs

je rêvais d'un foyer

d'un jardin et de fleurs

je rêvais d'un bonheur

que nous aurions créé

je rêvais d'une enfant

qui, un jour, te ressemble

je rêvais d'un printemps

qui, le soir, nous rassemble

je rêvais d'un amour

pour qui je puisse vivre

sans espoir de retour

avec, toi seul, vivre.

tu rêvais de liberté

sans engagement

tu rêvais d'été

sans aucun foyer

tu voulais de l'argent

sans trop travailler

croyant que le temps

te donnerait du blé

tu me demandais trop

sans ne jamais donner

pas un geste, pas un mot

alors... j'ai pleuré

il est mort sans un bruit

et mon coeur est glacé

car, jamais plus, je le dis

je ne saurai aimer.

Marie

06/02/1984

UNE PETITE LARME

je n'ai pu encore compter

le nombre de fois où

combien de fois blessée

une larme coula sur ma joue

je m'étais imaginée

vivre un conte de fée

un amour enchanté

qui fut vite assassiné

je n'ai pu encore compter

le nombre de soirs où

tu me laissais

une larme sur la joue

je ne peux plus compter

mes larmes sont taries

alors qu'un seul de tes baisers

m'aurait fait renaitre à la vie

Marie

13/08/1988

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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