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Lundi 14 août 2006

NEANT

  

à force de crier

de joindre les mains

à force de prier

un autre lendemain

on ne sait plus très bien

où est la vérité

que l'on cherchait en vain

au creux d'une amitié

il est des pauvres jours

où le sort est cruel

qui vous font tour à tour

insoumis et rebelle

à force d'espérer

un nouveau matin

quand on sait bien

que ce sera en vain

on ne sait plus très bien

ce qu'on attend de l'autre

s'il sera bon apôtre

ou le triste malin

il est des viles nuits

qui se ressemblent toutes

et assaillent vos doutes

 par un immense cri

alors, à force de chercher

quand on ne trouve rien

inutile et chagrin

finalement : on se tait.

Marie

24/07/1985

AMOUR

 amour comme tu es loin

des rivages de mon coeur

et comme tu dois être bien

loin des cris, des rancoeurs

je te vois par les autres

qui se tiennent la main

je te rêve par les autres

qui parlent de demain

amour comme tu es loin

de ma douce adolescence

et comme tu dois être bien

sans cette effervescence

je te vois par les autres

qui versent des larmes

se rejettent les fautes

et fabriquent des drames

amour, restes un peu au loin

et laisse souffler mon coeur

un jour..... ou bien demain

je trouverai le bonheur.

Marie

21/07/1988

AMI

 

 de mon séjour à Tivoli

je te regrette compagnon

toi qui m'observe, indécis

petit ami, gentil pigeon

en quête d'un morceau de pain

tu attend patiemment

le reste de mon festin

pour le grignoter calmement

pourquoi t'envoles-tu si vite

du rebord de la fenêtre ??

je sais qu'il faut qu'on se quitte

mais je ne suis pas prète....

Marie

26/07/1988

(solitude de l'hôpital)

ELLE

amie de chambre

chambre numérotée

que le destin rassemble

parmi les opérées

 

blessée dans ton corps

meurtrie dans mon coeur

il est un bien joli mot

que de connaitre ton ardeur

 

je ne pouvais pas savoir

que ta bouche est un germe

où poussent les mots d'espoir

que vaillamment tu sèmes

Marie

28/07/1988 

 

 

 

 

SOLITUDE

tu rôdes autour de moi

sournoise et envahissante

et comme le chat avec sa proie

tu te joues de moi, souriante

depuis qu'il est parti

je ne sais que penser

de cette triste vie

qu'il m'a rendu brisée

tu rôdes autour de moi

et je te sens cruelle

tu fais le tour de moi

en t'amusant, fidèle

tu marches auprès de moi

et j'ai osé prendre ta main

allez viens! et tu verras

que je supporte mon chagrin

Marie

19/05/1989

 

 

MALBRAN

 

 

 

malbran n'est pas si loin

et je pourrais en cinq minutes

me promener sur le chemin

qui mène jusqu'à la butte

je frapperais tout doucement

en attendant ta voix

qui guiderait mes pas

vers un endroit charmant

la table est au milieu

d'une jolie cuisine

l'air qu'on y respire est heureux

et l'hotesse très fine

accueil simple et charmant

j'oublie auprès de toi

tous les désagréments

de cette vie ici-bas

nous discutons sagement

de ce qui nous concerne

et devinons simplement

si l'une a de la peine

malbran n'est pas si loin

chaque pensée vole là-bas

sur ce joli chemin

qui me mène vers toi

Marie

(à Valérie - 1997)

DORINE

 elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

un simple caillou

devient son ami

et c'est à genoux

qu'elle joue avec lui

elle le tient très fort

entre ses deux mains

elle le serre bien fort

quand elle est chagrin

elle tend les bras

dès qu'elle me voit

puis elle les retire

avec un soupir

elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

elle a un peu peur

de donner son coeur

et son air absent

me surprend souvent

petite cousine

n'aies pas peur de moi

petite Dorine

je t'aime crois-moi.

Marie

27/10/1997

ANDORRE

 

il est assis devant

et au premier abord

je le trouve apaisant

mon guide d'Andorre

sa voix douce et calme

nous parle gentiment

moi je lui donne la palme

du chevalier servant

il est assis devant

et c'est le grand départ

notre chauffeur épatant

d'un coup de clé, démarre

le paysage doucement défile

et je m'endors quelques instants

mon coeur, enfin en exil

bat plus sereinement

sait-il notre chauffeur

qu'il offre aux âmes blessées

la bien douce chaleur

de se sentir moins ignorées

au fond de mon bureau

je voudrais lui dire merci

mais n'ayant pas de micro

je lui dédie cette poésie.

Marie

1997

 

 

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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