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Lundi 14 août 2006

 

PENSEE

l'amour que je possède en moi

au fond du coeur souvent douloureux

ne demande qu'à s'offrir à toi

au lac profond de tes yeux bleus

tu m'as troublé l'espace d'un instant

et le temps d'un fugitif regard

je m'en vais le pas un peu tremblant

et ton sourire en mémoire

l'amour que je possède en moi

tout nouveau, affolé et sage

je le sens et réclame avec rage

la douce protection de tes bras

suis-je née trop tôt ou trop tard

pour n'être que cette vague image

avec qui un soir l'on ne partage

qu'un regard vif et goguenard ?

Marie

24/02/1991

ELEVATION

 

comme une flamme qui vacille

vers un torrent ivre et violent

le coeur de la petite fille

bat dans un bouleversement

l'amour est une étrange chose

qu'elle ne connait pas encorre

mais aujourd'hui la vie est rose

et elle va vers lui sans remords

comme une flamme qui luit

de mille étincelles tremblottantes

elle pense un peu trop à lui

bien trop émue, très hésitante

l'amour est une force immense

qui donne tout, reprend souvent

mais elle croit à sa chance

de le garder éternellement

comme une flamme flamboyante

des mille ardeurs de son âme

l'enfant qu'elle était, émouvante

devient sans le vouloir une femme

l'amour est un martyre délicieux

qu'elle goûte pour la première fois

et son coeur sur un nuage bleu

s'envole légèrement dans la joie

Marie

24/01/1991

PREMIERS EMOIS

mes dix-sept ans se sont envolés

un soir du mois de janvier

j'ai déchiré mon pauvre passé

en brûlant ses mots mensongers

lettres d'amour, premiers émois

j'y mettais tout mon coeur

à lui révéler la foi

que j'espérais en ce bonheur

mes dix-sept ans se sont éclipsés

lorsqu'enfin j'ai rencontré

l'homme qui m'a raconté

que l'on peut encore aimer

lettres d'amitié, d'autres émois

j'y mets tout mon espoir

et mon coeur a moins froid

de tout ce qu'il me fait croire

Marie

27/01/1991

DIMANCHE

j'ai connu avec lui

l'amour forcé et bestial

et je ne sais, si de ma vie

ce souvenir ne sera pas fatal

j'ai senti dans tes bras

la chaleur d'une amitié

et je ne sais pas pourquoi

mon coeur s'est mis à cogner

non, je ne veux pas croire

que tes yeux brillent de pitié !

effacer de ma mémoire

tes mots mal interprétés

j'ai connu avec lui

bien des nuits d'insomnie

où la peur et l'hypocrisie

me tenaient compagnie

j'ai senti dans tes bras

la brulûre d'un baiser

et je ne sais pourquoi

ma bouche y répondait

non, non, je ne peux croire

que tu t'es amusé

de ce moment de gloire

qui m'a été volé

j'ai connu avec lui

la souffrance immorale

que n'efface pas la pluie

lorsque l'on se sent sale

j'ai senti dans tes bras

un tout nouvel été

et j'avais, près de toi

envie de t'aimer

non, je ne veux pas croire

que cette rencontre d'un soir

n'est qu'une banale histoire

scellée par un baiser dérisoire

Marie

1991

FANTOME

quelle est cette ombre qui plane

entre nous deux

quelle est cette âme qui damne

tes doux yeux bleus

quand tu parles avec moi

je sais que tu penses à elle

et ne comprends pas pourquoi

sa présence m'ensorcelle

quelle est cette ombre qui plame

dans mes prières

quel est ce danger qui damne

mes yeux verts

je te voudrais tout à moi

mais elle est là, trop fidèle

et je t'écoute avec effroi

prononcer le nom de "Michèle"

ne serait-ce qu'un moment

même si ce n'est qu'un jour

toi, mon rebelle amant

ofrres un peu de ton amour

Marie

1991

 

MEDITATION

tes mots sont trop durs

et ce bonheur incomplet

me parle d'une aventure

qui laissera des regrets

je refuse un amour à mi-temps

où le passé écorche l'avenir

et mon coeur, ardemment

ne veut plus te voir souffrir

oublies un peu la chatain

et penses plutôt à cette brune

qui t'offre un meilleur chemin

qui mène au clair de lune

tes mots sont trop cruels

et je ne suis pas maline

mais le souvenir de Michèle

te fera perdre Marie-Christine

Marie

1991

SUPPLIQUE

je ne te demande rien

mes yeux disent tout

avec toi je suis bien

sans toi le monde est fou

je ne te demande rien

j'ai trop dit

mon espoir est vain

tu as tout détruit

je ne te demande rien

et me donne à toi

je sais que tôt demain

tu repartiras

Marie

FANTOME

 dieu que les années sont longues

quand l'absence d'un être cher

peu à peu vous ronge

et mettent à vif les chairs

on voudrait pourtant oter

de notre mémoire précieuse

le pas, le geste ou le baiser

qui nous rendait si heureuse

mais on entend tout là-bas

le bruit d'une voiture qui s'arrête

et l'on espère ou on croit

que ce soir sera instant de fête

dans la foule dispersée

une odeur lentement nous surprend

un parfum que l'on sait familier

revient du fond des temps

"hier" ne peut jamais recommencer

mais dans un regard on aperçoit

le bleu que l'on a pu oublier

si perçant et troublant à la fois

et soudain tout revient en arrière :

l'absent est devenu présence !

tout ce temps perdu, misère

pour comprendre son importance.

Marie

04/09/1995

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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