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Mardi 5 septembre 2006

Lorsque je t'ai rencontré, je ne croyais plus au bonheur.... J'étais persuadée, à cette époque, qu'il ne croiserait jamais ma route puisque je ne l'avais jamais connu. Je parle ici d'un bonheur très spécial : celui d'un homme et d'une femme !

Il est évident que le bonheur de la vie, je le croque à pleine dents : voir s'épanouir ma fille,  profiter de Samuel (mon premier petit-fils), écouter ma musique......  mais, l'amour, moi je n'y croyais pas du tout. Le bonheur il est impalpable, volatile et peut disparaitre à tout moment. Alors, j'avais peur de le perdre avant de le recevoir. Mais tu as eu les paroles et la patience de me redonner confiance en moi et en...... l'homme.

Pourtant, nous nous sommes connus à une période de ma vie assez délicate : j'étais en train de perdre mon travail dans l'entreprise familiale à cause de ma santé, ma fille décidait de vivre sa propre vie. Je ne t'ai rien caché et tu t'es obstiné vers ma direction....

Aujourd'hui, le bonheur, je le vois encore impalpable, volatile et toujours par monts et par vaux. Entre Fieuzal, Merlet et la chasse nous avons peu de moments à partager...Cependant, les quelques minutes que nous grapillons m'apportent une sérénité que je n'avais jamais connue. Je n'ai plus peur du bonheur puisqu'il est à ton image.

DIS, JOËL

dis, le bonheur, l'as-tu rencontré

dis, quelle couleur il a ?

dis, y as-tu déjà goûté

Moi, je ne le connais pas

 

si pour toi mes yeux verts

sont emplis de mystère

c'est qu'ils ont tant pleuré

de ne savoir aimer

 

a-t-il la couleur de la mer

et la force de l'ouragan

impétueux et fier

jamais ne se calmant

 

dis, le bonheur, l'as-tu croisé

au hasard de la rue

crois-tu qu'on puisse s'attacher

à un presque inconnu 

 

si pour toi mes yeux verts

sont emplis de mystère

c'est qu'ils refusent l'aventure

pour boire une eau plus pure

a-t-il la couleur du soleil

a-t-il aussi son éclat

si brillant et vermeil

qu'on ne le voit pas

dis, le bonheur, dis-moi Joël

dois-je prendre des lecons

pour enfin trouver l'étincelle

qui me guiderait vers sa maison

Marie

12/02/2004

TEMPETE

 entendre souffler le vent

qui s'engouffre dans ma tête

impétueux et violent

lorsque je reçois tes lettres

j'ai ce désir nouveau

d'aller un peu plus loin

te revoir serait trop tôt

mais je le voudrais bien

entendre hurler le vent

qui me frappe et s'entête

à me faire penser à Léognan

quand "tout" n'est que peut-être

entendre chanter le vent

qui murmure des mots

et lui souffler doucement

que nous sommes idiots

j'ai ce désir violent

de ne plus me tromper

être plus forte que ce vent

qui me ferait t'aimer

Marie

2004

ESPOIR

 si je pouvais savoir

s'il pouvait me dire

si je pouvais le revoir

s'il cessait de m'écrire

tant de sentiments explosent

lorsque je pense à lui

et mes joues sont roses

lorsque je pense à lui

le revoir pour deviner

que le bonheur n'est pas loin

qu'il suffit, je le sais

d'un autre lendemain

si je pouvais savoir

avec mes quarante deux ans

je ne me comporterais pas ce soir

comme une gosse de quinze ans

Marie

2004

ATTENTE

de dérapages en bavures

de grisaille en ciel noir

je crois que mes mésaventures

sont le signe de mon espoir

souvent bien bas je tombe

et mon moral affiche zéro

mais je remonte telle une bombe

et respire fort à nouveau

malgré la route immense

que je traverse en solitaire

malgré les embûches qui dansent

entre le goudron et les pierres

malgré la pluie et le vent

qui me déportent sans trêve

malgré la tempête et l'ouragan

je marche vers mes rêves

de déceptions en déconfitures

l'arc-en-ciel n'est pas loin

ma vie est faite d'aventures

de projets et de lendemains

mais quelle est longue cette route

où personne n'a osé s'engager

faudra-t-il que je marche, sans doute

bien des années, avant de m'arrêter

je préfèrerais prendre un chemin

avec celui qui guiderait mes pas

m'évitant, en serrant fort ma main

les écueils que je ne vois pas

Marie

2004

MERCREDI 3 MARS

 c'est la voix de mon mercredi

celle qui chante à mes oreilles

et que j'écoute, ravie

même dans mon sommeil

il a une voix chaleureuse

oh ! je ne saurais vous dire

une voix qui rend heureuse

et donne envie de sourire

il a des mots touchant

ma tendresse d'opaline

et mon coeur, c'est embêtant

tape plus fort dans ma poitrine

c'est la voix de mon mercredi

qui viendra me rejoindre un soir

alors, je vous en prie

je ne veux pas être en retard

c'est la voix de mon mercredi

je ne le connais presque pas

mais il colore ma vie

d'une timide joie.

Marie

PEUR

et je suis comme

une écorchée vive

regardant l'homme

sur l'autre rive

pourquoi tant de blessures

gratuites et malhonnêtes

de toutes ces meurtrissures

vois-tu je m'inquiète

et tu arrives soudain

tranquillement vers moi

et tu me tends la main

par des mots justes et droits

le passé est passé

il faut toujours avancer

mais avant pardonner

et je ne l'ai pas fait

et je suis comme

une écorchée vive

regardant l'homme

sur l'autre rive

moi je voudrais donner

mon âme une seule fois

mais je n'ai pas trouvé

le mode d'emploi

et tu arrives enfin

au carrefour de ma vie

suis-je sur un chemin

plus heureux aujourd'hui ?

mais il faut souvent taire

des sentiments si beaux

quand on ne croyait guère

les voir fleurir à nouveau

et je suis comme

une écorchée vive

je regarde l'homme

s'approcher de ma rive

Marie

26/02/2004

SONGE

laissez-moi regarder les étoiles

la nuit, quand la lune est si claire

et que, doucement mes yeux se voilent

en murmurant des prières

laissez-moi regarder les étoiles

laissez-moi admirer ces images

que je puisse sur cette toile

immortaliser son visage

je ne le connais presque pas

et je l'ai si peu vu

il guide par sa voix

mon espoir inconnu

laissez-moi regarder les étoiles

la nuit, quand la lune s'éclaire

et dans ce ciel sans voile

souvenez-vous de mes prières

je l'ai placé en haut

d'un astre qui m'ensorcelle

c'est mon dernier cadeau

il s'appelle Joël.

Marie

04/03/2004

PATIENCE

ai-je le droit de croire encore

à l'annonce d'un nouveau bonheur

un changement de décor

dans mon coeur qui bat avec peur

ai-je ce droit de renoncer

à la ligne que je m'étais fixée

une dernière fois m'abandonner

au verbe aimer

ne me condamnes pas

et sans te presser

apprends-moi

à me libérer

ai-je le droit de dessiner

sur mes joues, les reliefs d'un bonheur

que je voudrais murmurer

et apprendre par coeur

ai-je le droit de demander

à l'inconnu que tu es encore

de me prendre la main sans tarder

afin de me mener à ton port

ne me presses pas

deviens ce grand ami

ne me bouscules pas

nous avons toute la vie

Marie

2004

ABSENCE

il me disait des mots si doux

et pourtant, et pourtant

il a mis mon coeur à genoux

en repartant doucement

en souvenir de son passage

il m'a laissé quelque chose

il est passé tel un orage

m'offrant un bouquet de roses

il me disait des mots si beaux

auxquels je croyais sans y penser

et pour moi le monde était beau

plus rien ne pouvait m'arriver

en souvenir de son passage

il m'a laissé quelque chose

moi j'étais au bord du naufrage

accrochée à un bouquet de roses

en souvenir de son passage

la maison est devenue morose

je reste sur le bord du rivage

seule avec mon bouquet de roses.

Marie

(notre première dispute)

IL EST PARTI

je n'ai rien demandé

je n'ai rien dit non plus

parti sans se retourner

ne m'a pas reconnue

mais pourquoi donc pleurer

sur un amour naissant

je n'aurais pas dû rêver

fallait être plus prudent

il est parti trop vite

j'ai mal à en mourir

et mon bonheur me quitte

j'ai envie de mourir

des roses, il m'a donné

et une bouteille de vin

peut-être pour noyer

un peu plus mon chagrin

je n'ai rien demandé

je n'ai rien dit non plus

seuls mes yeux suppliaient

ils l'avaient reconnu...

marie

JE T'AIME

si je n'avais pas de coeur

je ne t'aimerais pas tant

et pourrais avec vigueur

vivre comme auparavant

je ne compterais pas les heures

qui me séparent de toi

mon être ne se tordrait pas de douleur

lorsque je n'entend pas ta voix

je ne frémirais pas de peur

pensant que tu peux abandonner

un espoir étonnant de bonheur

en cessant de me parler

si je n'avais pas de coeur

je ne dessinerais pas ton visage

sur les fresques de mon ardeur

aux couleurs de tous les mirages

je ne gémirais pas dans mon lit

croyant que tu te penches sur moi

m'offrant la saveur d'un interdit

que je vis seule et dans le froid

et je ne peindrais pas en noir

les sonneries de ce téléphone

qui ne donnent pas ce soir

la voix que j'affectionne

si je n'avais pas de coeur

je ne l'entendrais pas qui m'interpelle

et je pourrais tout en douceur

t'oublier un petit peu Joël.

Marie

SI TU SAVAIS

si tu savais le temps que j'ai attendu

avant d'ouvrir la porte de mes sentiments

pour croire que tu avais reconnu

ma tendresse et ses espoirs d'océan

Oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant

ne penses pas que je me sois endormie

tout comme elle, en attendant cent ans

un prince libérateur de la vie

je ne suis pas non plus Cendrillon

qui, d'un coup de baguette magique

troqua miraculeusement ses guenillons

pour un monde plus féerique

si tu savais tout ce temps que j'ai attendu

tout en marchant d'un pas vaillant

que tu me dises enfin des mots confus

que je répète bien trop souvent

oh ! je ne suis pas la belle au bois dormant

aux lèvres roses, aux yeux si noirs

que le prince, ce n'est pas étonnant

termina en beauté leur histoire

je ne suis pas non plus Cendrillon

aux pieds fragiles et délicats

qui fit faire le tour des maisons

à un homme amoureux, je le crois

je suis celle qui attendra

quelques mois, quelques jours

sans attrait ni appat

son plus bel amour

si tu savais tout ce temps que j'ai attendu

dans les tempêtes, les orages et les accalmies

celui que, depuis quelques temps, j'ai reconnu

comme étant le dernier dans ma vie.

Marie

Par Marie - Publié dans : lespoesiesdemarie
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