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lespoesiesdemarie

Samedi 12 août 2006

 

 

 

 

 18/11/2006

Comme chaque année, je n'oublie pas cette date-là car c'est ta fête. Je t'ai envoyé un petit message ce matin et ta réponse n'a pas tardé... "je t'aime maman".

toute une foule de souvenirs remonte dans mon coeur. Je m'imagine encore ta petite main réclamant la mienne et ce contact si doux, je revois tes colères, tes sourires et surtout tes grands rires qui faisaient exploser la maison de bonheur....

La maison, même si elle respire enfin le bonheur avec Joël, elle est triste aussi de notre séparation. Oui, je sais..... elle s'en fout la maison : c'est moi qui n'accepte pas encore le fait que tu sois dans une autre vie que la mienne.

J'ai une impression d'inachevé, que je n'ai pas été une bonne mère pour toi et que j'avais encore tant à te donner mais tu ne m'as pas laissé le temps de me faire pardonner...

tu es partie trop tôt, trop vite..... comme d'habitude.

Je sais pertinement que l'on n'élève pas nos enfants pour les garder auprès de soi, qu'il est de notre devoir de les laisser s'envoler pour faire leurs propres expériences mais j'aurais tant voulu te forger un autre avenir, t'aider à mieux t'armer dans la vie afin que tu puisse mieux te battre (pour toi et les tiens).

Et je fais un retour sur moi-même : mariée à 18 ans à peine mais toujours dans les jupes de maman. Recevant d'elle ce que je ne pouvais avoir auprès de mon mari (écoute, compréhension, compassion). J'ai, tout comme toi, quitté l'environnement scolaire sans acquis et, tout comme toi, je suis restée à la maison durant 2 longues années.

Aujourd'hui encore, je me revois sans but, sans désir ni envie de me battre. Maman était là, le mari rentrait le soir pour un semblant de vie maritale. S'il nous arrivait de nous disputer, je courais vite dans le giron maternel . C'est tellement facile.

j'ai pu enfin m'assumer lorsque j'ai effectué un stage à Pessac qui m'a permis de faire des petits boulots pour terminer ma route à l'atelier où j'ai travaillé durant 20 ans....

27 Novembre 2007

Je me souviens de toi en tant que petite fille, réclamant des calins et de l'attention, je me souviens de toi en tant que bébé mais...... je n'aurais jamais imaginé que ma pitchounette me donnerait deux autres amours : te rends-tu compte, ma chérie, que tu m'offres une continuité de ma propre vie. J'étais la petite dernière de la famille, tu as été la petite dernière toi aussi, et, par ta rencontre avec Laurent, tu m'offres une famille dont je deviens l'aieule.

Bon ! d'accord..... tu me donnes un coup de vieux !!!!!!

Mais cela vaut le coup : j'ai un gendre formidable qui a su apprivoiser la maman inquiète que j'étais Je reconnais que Lolo a été un rival, un voleur de Aude et je me forçais à croire que j'étais la seule à pouvoir te rendre heureuse. Mais je faisais fausse route..... J'aurais pu continuer dans mes erreurs et mes péjugés. Cependant, j'ai eu la chance de croiser un gendre très patient qui m'a appris à multiplier mon amour au lieu de le focaliser sur une seule personne.

J'ai connu un Laurent maladroit dans ses gestes (on ne compte pas les cafés renversés !!!) et dans ses paroles mais tout cela s'efface devant ses rapports avec notre famille. Il s'entend avec tout le monde....... J'ai connu un Laurent célibataire qui s'est investit en tant que compagnon d'une nenette pas facile tous les jours et  je découvre un Lolo qui est maintenant papa.

Lorsque vous m'avez offert sur un plateau d'or mon petit Samuel : continuité de moi-même et de ma petite chérie, je savais aussi qu'il était une part importante de son papa. C'est vrai que je me suis posé pas mal de questions au début : Laurent me permettra-t-il de le prendre, de le dorloter, de jouer mon rôle de mamie-gateau ?  Je n'aurais pas dû me poser ce genre de questions.....

Samuel, petit rayon de soleil dans ma vie est le plus bel arc-en-ciel que vous ayez pu m'offrir... Je ne savais pas que l'on pouvait aimer autant.  Parce que Samuel représente à lui seul (pour l'instant) toute une famille.


14 Décembre 2008
L'année se termnine, un peu bancale par la maladie et tous les soucis de la vie. Cependant, dans cette année difficile, il y a eu des rayons de soleil inscrits à tout jamais. Ma famille s'est aggrandie et je suis, depuis le 30 juillet dernier, la mamie d'un second petit-fils : Raphael. 
Ce petit dernier que vous m'offrez tous les deux est arrivé surement au bon moment : mon combat, ma lutte pour le voir grandir et l'aimer autant que Samuel. C'est vrai que l'amour se multiplie : plus on en reçoit et plus on a envie d'en donner. 
Je vous aime très fort tous les 4 qui ne faites qu' 1 par la force de votre amour. 

Par Marie
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Dimanche 13 août 2006

PAROLES

mon amour, j'aurais voulu te dire

combien était doux mon exil

j'aurais voulu t'expliquer sans frémir

l'impossible de notre lien si fragile

te raconter des tas de choses

des choses que tu sais, d'ailleurs

la couleur de nos roses,

le sens réel de ma terreur.

Te dire que je veux te revoir

te dire, te parler, t'expliquer...

te donner ce pain d'espoir

que je n'ai jamais goûté

ah! mon amour j'aurais voulu

mais, vraiment, je n'ai pas pu

ta bouche, tes yeux marrons

m'en ont empêché

mon amour, je t'écris aujourd'hui

assise sur mon lit

j'écris que j'aurais voulu te dire

que je t'aime depuis...

Mais fut dit un seul mot

qui semble bien idiot

j'ai prononcé comme un aveu

ce détestable "adieu"

Marie

20/10/1978

 

 

 

 

 AMOUR CHAGRIN

 

le temps pour nous sera court

trois mois de séparation

nous donnerons plus d'amour

et encore plus de raison

ce soir, dans la chambre aimée

où, le soir tu t'endormais

je rêve encore de ce temps bleu

qui nous rendait heureux

les baisers échangés, les sourires,

les promenades en voiture,

nos petites crises de rire

et toutes les joies de la nature...

aujourd'hui nous nous sommes éloignés

Toi au Maroc et moi en France

et nous n'avons comme espérance

De nous aimer plus que par le passé

je sens la douceur de tes bras

et la douce sonorité de ta voix

j'espère que toi aussi là-bas

tu penses un peu à moi

Marie

06/09/1979

SEPARATION

le temps a effacé l'amour

qui germait en mon coeur

je me suis aperçue un jour

que frappait le malheur

disputes, colères et larmes

furent le lot de deux années

et nous n'avions ces seules armes

que pour mieux nous blesser

"tu ne m'aimes plus" m'as-tu dit un jour

dieu ! comme je t'ai aimé

mais c'est notre pauvre amour

qui a simplement changé

se peut-il que subitement

l'amour devienne haine

et que les souvenirs d'antan

nous fassent tant de peine

je pense encore à cet amour

si doux, si pur et si total

que tu me refusas toujours

en me faisant tant de mal

se peut-il que la tendresse

que je lisais dans tes yeux

s'éteigne en vitesse

comme un petit feu

dieu ! que je souffre

de ton mépris

aujourd'hui c'est le gouffre

et les affres de la nuit

verrai-je un jour

avec des yeux réalistes

que le véritable amour

n'est pas idéaliste

Marie

19/09/1982

LONG, TROP LONG

j'ai peur du temps qui passe

et je tremble devant lui

je redoute les mots qu'il ressasse

me répète et me redit

j'ai peur de moi, j'ai peur de tout

je voudrais que tout soit fini

qu'il ne soit plus jaloux

qu'il quitte à jamais ma vie

j'aimerais de nouveau espérer

une autre route, un autre chemin

je voudrais bien encore deviner

celui qui mène à mon destin

la route est longue et tortueuse

pleine de cailloux, de carrefours

elle est toujours sinueuse

et fait faire bien des détours

qu'elle est longue cette route

qui mène au fond du malheur

et nous savons sans nul doute

qu'elle nous dirigea vers l'erreur

il ne fallait surtout pas

changer de carrefour

maintenant je ne retrouve pas

les phares de notre amour

combien de jours, sans relâche

dois-je marcher près de mon désespoir

je t'en prie - enterrons la hache

et pars, pars ce soir

Marie

02/10/1983

FUNERAILLES

 

il est mort sans un bruit

tout doucement, jour après jour

après une longue agonie

il est parti pour toujours

il est mort tout d'un coup

sans une plainte, sans un bruit

et mon coeur, je l'avoue

ne l'a pas encore compris

nous étions tous les deux

encore un peu heureux

 mais l'indifférence, oh! malheur

s'installa dans nos coeurs

je rêvais d'un foyer

d'un jardin et de fleurs

je rêvais d'un bonheur

que nous aurions créé

je rêvais d'une enfant

qui, un jour, te ressemble

je rêvais d'un printemps

qui, le soir, nous rassemble

je rêvais d'un amour

pour qui je puisse vivre

sans espoir de retour

avec, toi seul, vivre.

tu rêvais de liberté

sans engagement

tu rêvais d'été

sans aucun foyer

tu voulais de l'argent

sans trop travailler

croyant que le temps

te donnerait du blé

tu me demandais trop

sans ne jamais donner

pas un geste, pas un mot

alors... j'ai pleuré

il est mort sans un bruit

et mon coeur est glacé

car, jamais plus, je le dis

je ne saurai aimer.

Marie

06/02/1984

UNE PETITE LARME

je n'ai pu encore compter

le nombre de fois où

combien de fois blessée

une larme coula sur ma joue

je m'étais imaginée

vivre un conte de fée

un amour enchanté

qui fut vite assassiné

je n'ai pu encore compter

le nombre de soirs où

tu me laissais

une larme sur la joue

je ne peux plus compter

mes larmes sont taries

alors qu'un seul de tes baisers

m'aurait fait renaitre à la vie

Marie

13/08/1988

Par Marie
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Lundi 14 août 2006

 NEUF MOIS

 

je suis enfin à la moitié du parcours

et je sais déjà que tu es là mon amour

mon ventre devient lourd

par le poids de ton amour

que c'est long neuf mois

pour façonner ta vie

que c'est court neuf mois

pour te donner ma vie

Marie

16/12/1985

ABSENCE

 petite amour de ma vie

j'ai peur de demain

et aussi d'aujourd'hui

sans ta petite main

ton papa est bien loin

et j'appréhende le moment

où tu diras d'un air chagrin

"pourquoi as-tu fait ça maman ?"

Marie

21/07/1988

 

MA FILLE 

 je la regarde ce matin

les yeux toujours brillants

et son petit air coquin

me sourit gentiment

je lui ai tout donné

elle m'a tout appris

c'est le plus grand projet

que j'ai, seule, construit

elle fait mon désespoir

quand d'un air alangui

elle vient prendre le soir

une place dans mon lit

elle fait tout mon espoir

lorsque je la vois vivre

même si je râle le soir

d'entendre ses grands rires

plus grande que moi maintenant

et plus osée dans la vie

elle n'a pourtant que douze ans

et de grandes idées aussi

comment puis-je faire, dites-moi

lorsque je n'ai pas le moral ?

elle me regarde, rit aux éclats

en disant : "t'es pas normale" !

je ne peux rien faire

sans qu'elle ne se marre

c'est un petit enfer

qui m'aime sans fard

Marie

02/02/1998

DECISION

 non, je n'ai pas le courage

de ma grande fille

qui me dit, souvent en rage

de briser ce semblant de famille

oh ! je m'en veux d'être si lâche

et de fixer, par crainte, l'échéance

alors que sans relâche

elle me dit de saisir ma chance

serait-il plus facile pour moi

de m'évanouir dans la nature

pour voir s'il sera encore là

lors de mon retour-aventure

non je n'ai plus le courage

de me battre contre celui

qui fit de notre vie un naufrage

avec un insouciant mépris

Marie

02/1998

PUNITION

 mon enfant, ma chérie

dis-moi enfin pourquoi

sur ton front, ce pli

soucieux, ne s'efface pas

il fut un temps où tu aimais

vers moi courir te réfugier

mais avec ces années écoulées

tu t'es un peu égarée

pourquoi souvent ce chantage

de me quitter pour toujours

si son détestable visage

ne s'éloigne pas un jour

mon enfant, ma victoire

dis-moi enfin pourquoi

tu broies souvent du noir

et ne souris même pas

pourquoi dis-tu souvent

qu'il a pris ta maman

alors que mon coeur si grand

t'aime bien plus qu'avant.

Marie

02/1998

 

 

Par Marie
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Lundi 14 août 2006

NEANT

  

à force de crier

de joindre les mains

à force de prier

un autre lendemain

on ne sait plus très bien

où est la vérité

que l'on cherchait en vain

au creux d'une amitié

il est des pauvres jours

où le sort est cruel

qui vous font tour à tour

insoumis et rebelle

à force d'espérer

un nouveau matin

quand on sait bien

que ce sera en vain

on ne sait plus très bien

ce qu'on attend de l'autre

s'il sera bon apôtre

ou le triste malin

il est des viles nuits

qui se ressemblent toutes

et assaillent vos doutes

 par un immense cri

alors, à force de chercher

quand on ne trouve rien

inutile et chagrin

finalement : on se tait.

Marie

24/07/1985

AMOUR

 amour comme tu es loin

des rivages de mon coeur

et comme tu dois être bien

loin des cris, des rancoeurs

je te vois par les autres

qui se tiennent la main

je te rêve par les autres

qui parlent de demain

amour comme tu es loin

de ma douce adolescence

et comme tu dois être bien

sans cette effervescence

je te vois par les autres

qui versent des larmes

se rejettent les fautes

et fabriquent des drames

amour, restes un peu au loin

et laisse souffler mon coeur

un jour..... ou bien demain

je trouverai le bonheur.

Marie

21/07/1988

AMI

 

 de mon séjour à Tivoli

je te regrette compagnon

toi qui m'observe, indécis

petit ami, gentil pigeon

en quête d'un morceau de pain

tu attend patiemment

le reste de mon festin

pour le grignoter calmement

pourquoi t'envoles-tu si vite

du rebord de la fenêtre ??

je sais qu'il faut qu'on se quitte

mais je ne suis pas prète....

Marie

26/07/1988

(solitude de l'hôpital)

ELLE

amie de chambre

chambre numérotée

que le destin rassemble

parmi les opérées

 

blessée dans ton corps

meurtrie dans mon coeur

il est un bien joli mot

que de connaitre ton ardeur

 

je ne pouvais pas savoir

que ta bouche est un germe

où poussent les mots d'espoir

que vaillamment tu sèmes

Marie

28/07/1988 

 

 

 

 

SOLITUDE

tu rôdes autour de moi

sournoise et envahissante

et comme le chat avec sa proie

tu te joues de moi, souriante

depuis qu'il est parti

je ne sais que penser

de cette triste vie

qu'il m'a rendu brisée

tu rôdes autour de moi

et je te sens cruelle

tu fais le tour de moi

en t'amusant, fidèle

tu marches auprès de moi

et j'ai osé prendre ta main

allez viens! et tu verras

que je supporte mon chagrin

Marie

19/05/1989

 

 

MALBRAN

 

 

 

malbran n'est pas si loin

et je pourrais en cinq minutes

me promener sur le chemin

qui mène jusqu'à la butte

je frapperais tout doucement

en attendant ta voix

qui guiderait mes pas

vers un endroit charmant

la table est au milieu

d'une jolie cuisine

l'air qu'on y respire est heureux

et l'hotesse très fine

accueil simple et charmant

j'oublie auprès de toi

tous les désagréments

de cette vie ici-bas

nous discutons sagement

de ce qui nous concerne

et devinons simplement

si l'une a de la peine

malbran n'est pas si loin

chaque pensée vole là-bas

sur ce joli chemin

qui me mène vers toi

Marie

(à Valérie - 1997)

DORINE

 elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

un simple caillou

devient son ami

et c'est à genoux

qu'elle joue avec lui

elle le tient très fort

entre ses deux mains

elle le serre bien fort

quand elle est chagrin

elle tend les bras

dès qu'elle me voit

puis elle les retire

avec un soupir

elle est si petite

mais prend tant de place

sa vie est un rite

qui a besoin d'espace

elle a un peu peur

de donner son coeur

et son air absent

me surprend souvent

petite cousine

n'aies pas peur de moi

petite Dorine

je t'aime crois-moi.

Marie

27/10/1997

ANDORRE

 

il est assis devant

et au premier abord

je le trouve apaisant

mon guide d'Andorre

sa voix douce et calme

nous parle gentiment

moi je lui donne la palme

du chevalier servant

il est assis devant

et c'est le grand départ

notre chauffeur épatant

d'un coup de clé, démarre

le paysage doucement défile

et je m'endors quelques instants

mon coeur, enfin en exil

bat plus sereinement

sait-il notre chauffeur

qu'il offre aux âmes blessées

la bien douce chaleur

de se sentir moins ignorées

au fond de mon bureau

je voudrais lui dire merci

mais n'ayant pas de micro

je lui dédie cette poésie.

Marie

1997

 

 

Par Marie
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Lundi 14 août 2006

 

PENSEE

l'amour que je possède en moi

au fond du coeur souvent douloureux

ne demande qu'à s'offrir à toi

au lac profond de tes yeux bleus

tu m'as troublé l'espace d'un instant

et le temps d'un fugitif regard

je m'en vais le pas un peu tremblant

et ton sourire en mémoire

l'amour que je possède en moi

tout nouveau, affolé et sage

je le sens et réclame avec rage

la douce protection de tes bras

suis-je née trop tôt ou trop tard

pour n'être que cette vague image

avec qui un soir l'on ne partage

qu'un regard vif et goguenard ?

Marie

24/02/1991

ELEVATION

 

comme une flamme qui vacille

vers un torrent ivre et violent

le coeur de la petite fille

bat dans un bouleversement

l'amour est une étrange chose

qu'elle ne connait pas encorre

mais aujourd'hui la vie est rose

et elle va vers lui sans remords

comme une flamme qui luit

de mille étincelles tremblottantes

elle pense un peu trop à lui

bien trop émue, très hésitante

l'amour est une force immense

qui donne tout, reprend souvent

mais elle croit à sa chance

de le garder éternellement

comme une flamme flamboyante

des mille ardeurs de son âme

l'enfant qu'elle était, émouvante

devient sans le vouloir une femme

l'amour est un martyre délicieux

qu'elle goûte pour la première fois

et son coeur sur un nuage bleu

s'envole légèrement dans la joie

Marie

24/01/1991

PREMIERS EMOIS

mes dix-sept ans se sont envolés

un soir du mois de janvier

j'ai déchiré mon pauvre passé

en brûlant ses mots mensongers

lettres d'amour, premiers émois

j'y mettais tout mon coeur

à lui révéler la foi

que j'espérais en ce bonheur

mes dix-sept ans se sont éclipsés

lorsqu'enfin j'ai rencontré

l'homme qui m'a raconté

que l'on peut encore aimer

lettres d'amitié, d'autres émois

j'y mets tout mon espoir

et mon coeur a moins froid

de tout ce qu'il me fait croire

Marie

27/01/1991

DIMANCHE

j'ai connu avec lui

l'amour forcé et bestial

et je ne sais, si de ma vie

ce souvenir ne sera pas fatal

j'ai senti dans tes bras

la chaleur d'une amitié

et je ne sais pas pourquoi

mon coeur s'est mis à cogner

non, je ne veux pas croire

que tes yeux brillent de pitié !

effacer de ma mémoire

tes mots mal interprétés

j'ai connu avec lui

bien des nuits d'insomnie

où la peur et l'hypocrisie

me tenaient compagnie

j'ai senti dans tes bras

la brulûre d'un baiser

et je ne sais pourquoi

ma bouche y répondait

non, non, je ne peux croire

que tu t'es amusé

de ce moment de gloire

qui m'a été volé

j'ai connu avec lui

la souffrance immorale

que n'efface pas la pluie

lorsque l'on se sent sale

j'ai senti dans tes bras

un tout nouvel été

et j'avais, près de toi

envie de t'aimer

non, je ne veux pas croire

que cette rencontre d'un soir

n'est qu'une banale histoire

scellée par un baiser dérisoire

Marie

1991

FANTOME

quelle est cette ombre qui plane

entre nous deux

quelle est cette âme qui damne

tes doux yeux bleus

quand tu parles avec moi

je sais que tu penses à elle

et ne comprends pas pourquoi

sa présence m'ensorcelle

quelle est cette ombre qui plame

dans mes prières

quel est ce danger qui damne

mes yeux verts

je te voudrais tout à moi

mais elle est là, trop fidèle

et je t'écoute avec effroi

prononcer le nom de "Michèle"

ne serait-ce qu'un moment

même si ce n'est qu'un jour

toi, mon rebelle amant

ofrres un peu de ton amour

Marie

1991

 

MEDITATION

tes mots sont trop durs

et ce bonheur incomplet

me parle d'une aventure

qui laissera des regrets

je refuse un amour à mi-temps

où le passé écorche l'avenir

et mon coeur, ardemment

ne veut plus te voir souffrir

oublies un peu la chatain

et penses plutôt à cette brune

qui t'offre un meilleur chemin

qui mène au clair de lune

tes mots sont trop cruels

et je ne suis pas maline

mais le souvenir de Michèle

te fera perdre Marie-Christine

Marie

1991

SUPPLIQUE

je ne te demande rien

mes yeux disent tout

avec toi je suis bien

sans toi le monde est fou

je ne te demande rien

j'ai trop dit

mon espoir est vain

tu as tout détruit

je ne te demande rien

et me donne à toi

je sais que tôt demain

tu repartiras

Marie

FANTOME

 dieu que les années sont longues

quand l'absence d'un être cher

peu à peu vous ronge

et mettent à vif les chairs

on voudrait pourtant oter

de notre mémoire précieuse

le pas, le geste ou le baiser

qui nous rendait si heureuse

mais on entend tout là-bas

le bruit d'une voiture qui s'arrête

et l'on espère ou on croit

que ce soir sera instant de fête

dans la foule dispersée

une odeur lentement nous surprend

un parfum que l'on sait familier

revient du fond des temps

"hier" ne peut jamais recommencer

mais dans un regard on aperçoit

le bleu que l'on a pu oublier

si perçant et troublant à la fois

et soudain tout revient en arrière :

l'absent est devenu présence !

tout ce temps perdu, misère

pour comprendre son importance.

Marie

04/09/1995

Par Marie
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